Geste pour Plaisir et…

Focus sur la Table ronde  2 du 9 avril 2014, de la Geste du DIM.

Avant de lire ce compte-rendu, je vous invite à prendre connaissance de l’introduction de l’Auteur,

Rémy PONGE, doctorant en sociologie (Laboratoire Printemps).

Restitutions pour le DIM Gestes.

 

Plaisir, souffrance et rapports au travail : définir un objet entre individus, collectifs, organisations et/ou institutions

 

Image_Table-ronde2 Geste du DIMAnimateur : Claire Edey-Gamassou, Maître de conférences à Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC), membre de l’IRG[1]

Intervenants :

Dominique Lhuilier, professeure de psychologie du travail, membre du CNAM-CRTD[2]

Thomas Périlleux, professeur de sociologie, membre du CriDIS[1], Université Catholique de Louvain, Belgique

Marie-Anne Dujarier, MCF[3], Université de Paris 3, membre du LISE[4].

 

Durant cette table ronde, avec des expériences et des ancrages disciplinaires différents, les intervenants ont livré chacun leur point de vue sur l’activité clinique, ses objectifs, ses tensions et ses enjeux. Ils ont abordé plusieurs questions : Comment penser la dialectique plaisir et souffrance et définir la santé ? Comment penser la tension entre désir de reconnaissance et reconnaissance de son propre désir ? Le débat sur le travail bien fait doit-il être la finalité d’une intervention clinique ? Quelles références disciplinaires mobiliser pour se saisir des pathologies du travail sans abandonner une conception de la pathologie à la médecine ou à la psychiatrie ? Comment penser l’activité hors des concepts opposant individu et société ? Comment articuler clinique de l’activité et critique sociale ?

En introduction, Claire Edey-Gamassou souligne une des difficultés à aborder les questions de plaisir et de souffrance en sciences de gestion. Travailler sur ces objets implique en effet leur traduction dans le champ de la gestion, le plaisir devenant alors « l’implication et la motivation », la souffrance « le stress et l’épuisement professionnel ». Sans cela, le chercheur courre le risque d’être soupçonné de transgresser les frontières de la discipline et de rejeter la finalité des sciences de gestion qui sont des sciences de l’action et donc du bon fonctionnement des organisations et pas uniquement de compréhension et de production de connaissance. Dès lors, comment aborder ces questions en gestionnaire sans pour autant se laisser enfermer dans un cadre restreint ?

 

La normativité et l’inventivité, fondements de la santé au travail

 Dominique Lhuilier ouvre sa communication par un retour sur la psychodynamique du travail, discipline qui la première a mis en évidence et pensé la dialectique entre plaisir et souffrance. Elle fait le constat d’une approche très répandue qui appréhende la santé en opposition au travail, qui en serait un facteur de dégradation. L’attention étant alors focalisée sur ses effets négatifs (stress, harcèlement, épuisement professionnel, suicide…). La souffrance serait ici quelque chose à prévenir et qui s’oppose à la santé positive, mentale et physique[5]. Or, la psychodynamique, distinguant « souffrance pathogène » et « souffrance créatrice », insiste depuis longtemps sur l’importance de développer une approche dialectique, car la souffrance est toujours présente et se transforme en plaisir sous certaines conditions sociales, théorisées en termes de reconnaissance.

Travailler c’est donc bien s’affronter à des limites imposées à la fois par les butées du réel et par les exigences « du vivre et faire ensemble ». Si ces limites sont la source d’une souffrance ontologique, l’expérience qu’en font les acteurs ne peut s’analyser uniquement sous le prisme de la souffrance et de l’aliénation. Se situant dans une perspective de psychologie clinique du travail, Dominique Lhuilier s’écarte de l’approche de la psychodynamique et avance que, plus la reconnaissance, ce sont la créativité et la normativité qui sont centrales dans la subversion de la souffrance en plaisir[6]. Convoquant Georges Canguilhem, elle souligne que l’homme ne se sent en bonne santé que lorsqu’il se sent plus que « normal », lorsqu’il est « normatif ». La santé ne s’exprime donc pas dans la capacité à s’adapter aux normes existantes, à être « normal », mais bien dans la « normativité », c’est-à-dire la capacité à produire soit même des normes. Travailler nécessite ainsi pour chacun de puiser tant dans son inventaire de ressources que dans son « inventaire de créativité ». Le « pouvoir normatif » devient alors un « pouvoir créatif » qui s’éprouve dans l’activité, entendue au sens « d’activité propre, personnelle et personnalisante. »[7]

Bien sûr, chacun cherche à se reconnaître dans un travail bien fait, défendable à ses yeux et en accord avec les règles des collectifs de travail, du métier qui l’entourent. Mais, s’appuyant sur les travaux de Donald Winnicott, Dominique Lhuilier avance que « vivre créativement » est plus important que « bien faire ». Les normes produites par les prescripteurs, les métiers, les collectifs etc. qui définissent le travail « bien fait » sont mises à l’épreuve dans l’activité et l’expérience de leurs limites sollicite la normativité et l’inventivité. Or, ces normes et plus largement les « modèles de vie » masquent l’expression d’une pluralité de normes et de « valeurs de vie » qui dépendent des marges des manœuvres trouvées, créées dans les « modèles de vie ». Dès lors, émerge le paradoxe du travail « bien fait », à la fois ressource et risque pour la santé. L’enjeu d’une recherche action n’est donc pas de maintenir coute que coute la « qualité du travail », mais bien de repérer et d’activer les leviers de la puissance créatrice des travailleurs. Car, la concurrence entre le souci de soi et le souci du travail bien fait ne serait-elle pas la caractéristique majeure des organisations contemporaines ?

 

Comment penser les pathologies du travail en sciences sociales ?

Thomas Périlleux, est associé à une clinique du travail située à Liège et ouverte dans le cadre plus large d’une clinique du stress au sein d’un hôpital psychiatrique. Chercheur et intervenant dans cette structure il nous livre son point de vue de sociologue et de clinicien en s’affrontant à trois questions. Quelles références disciplinaires mobiliser pour se saisir des pathologies du travail sans abandonner une conception de la pathologie à la médecine ou à la psychiatrie ? Dans quels dispositifs donnons nous ou non l’hospitalité à ces pathologies ? Et enfin, comment articuler clinique du travail et critique sociale ? Il pose tout d’abord l’hypothèse que parler de souffrance au travail engage une certaine conception de la santé mais aussi de l’être humain et donc, une certaine anthropologie qui a une dimension nécessairement morale ou normative. Il faut alors clarifier les implicites et distinguer ce qu’est une « souffrance inévitable », liée à la « condition humaine », parfois nécessaire, d’une «  souffrance intolérable » et qui empêche de vivre. Alors on peut articuler la question de la souffrance à celle de la pathologie.

Mais s’intéresser à la question des pathologies pose la question du passage du singulier au général (ce qui ne reconduit pas l’opposition de l’individu au collectif). Dans le cadre des consultations auxquelles il participe la rencontre se fait dans un face à face individuel entre l’intervenant et la personne en souffrance. Se pose alors la question de la cause des souffrances exprimées. Question nécessairement complexe car elle relève à la fois de déterminismes psychiques et sociaux, qui ont leur dynamisme propre qu’il est souvent difficile de démêler. Si le constructivisme, retraçant l’histoire et les usages des catégories sociales de la souffrance est nécessaire, il est insuffisant cliniquement et ne permet pas d’affronter la question de la causalité. Quant à la psychodynamique, elle a été fondée par Christophe Dejours en rupture avec la psychopathologie ce qui a entrainé une rupture avec une conception de la pathologie. Bien qu’il ait opéré un retour récent à la question des pathologies Christophe Dejours maintient cet écart en psychodynamique et psychopathologie du travail[2]. Ces deux points sont des indices de la difficulté à aborder les pathologies du travail, comme si la pensée de la pathologie devait être laissée à la médecine et à la psychiatrie, et la recherche de causalité renvoyées aux déterminismes sociopolitiques.

 

Comment articuler activité clinique et critique sociale ?

Thomas Périlleux souligne ensuite la particularité de la clinique du travail qui est d’être directement aux prises avec des questions dites politiques (organisation du travail, expérience de la justice et de l’oppression sous diverses formes…). Dès lors, quels sont les embranchements et les disjonctions possibles entre clinique et critique sociale ? Comment faire un retour sur l’organisation à partir de consultations ? Bien sûr, il n’y a pas ici de réponse univoque. Toutefois, il semble que dans tous les cas il y a le plus souvent une disjonction nécessaire et impossible à réduire entre la portée clinique d’un travail de deuil et l’engagement dans un travail critique de dénonciation. La clinique est un art du singulier et dès qu’on décolle du plan de la singularité on perd quelque chose de l’ancrage clinique. Quelle place accorder alors à la singularité dans la mesure où la critique suppose une référence à des principes généraux et une construction d’équivalences permettant de constituer des causes communes ?

Pour le même coup dans une critique sociale de large portée, l’élaboration d’expérience singulière de travail risque de n’être plus qu’un moment d’illustration, accessoire dans une lutte pour l’émancipation. Comment continuer à prendre soin du singulier dans une critique sociale qui tire sa force de la mise en équivalence de large ampleur ? Car le point d’entrée, ici les consultations cliniques, pèse sur ce qu’on peut espérer comme généralisation et comme manière de faire. Thomas Périlleux conclut son intervention en invitant les chercheurs à dépasser la division entre recherche et intervention. A se montrer réflexif et à penser les effets produits par les dispositifs de recherche, la manière dont les chercheurs les instituent et les installent.

 

Comment penser la santé au travail et l’activité en dehors des catégories « d’individu », « collectif », « organisation », « institution » ?

Marie Anne Dujarier, terminant cette série d’intervention, décide de s’attaquer de front aux quatre termes donnant son titre à la table ronde : « individu », « collectif », « organisation » et « institutions ». Questionnant ces catégories de pensée, elle montre leurs limites et propose un cadre d’analyse de l’activité qui permet de les dépasser. Les concepts « d’individu » et de « social », très largement mobilisés dans le domaine de la gestion notamment, sont contestables dans la mesure où la séparation dont ils sont le produit est le fruit d’un processus historique et demeure artificielle. Comme l’a montré Emile Durkheim, l’avènement du concept d’individu est le phénomène social  qui caractérise la fin du 19e siècle, mais il n’y a pas pour autant de séparation substantielle entre le « moi » et la « société ». Nobert Elias nous le rappelle, cette séparation provient de la division des fonctions, de la spécialisation et du monopôle de la violence par l’Etat.

Une abondante littérature met en avant la dimension positive du « collectif », créateur de « règles autonomes », moteur des luttes permettant de rétablir un rapport de force moins asymétrique dans le salariat, socle des professions, des compétences etc. Présentée également comme une réponse pertinente à l’individualisme souffrant (Durkheim) ou un moyen de préserver la santé (Dejours), le « collectif » serait la réponse à un ensemble de situations problématiques. Mais quelle serait la définition du collectif dans ces discours ? Marie-Anne Dujarier signale trois questions relatives à cette notion et son emploi. La première s’ancre dans une interrogation de terrain : si les collectifs ont une dimension positive (efficacité, réduction des risques, santé, formation…), comment se fait-il que les prescripteurs du travail ne s’en saisissent pas et ne semblent pas partager cette vision ? Est-ce par méconnaissance ou par incompétence ? De plus, alors que les transformations du travail de ces  cent dernières années ont été faites « contre » les collectifs, on observe un allongement de la durée de vie spectaculaire sur cette période. Les chercheurs se trompent-ils lorsqu’ils alertent sur les dangers, pour la santé, de ce que certains désignent comme une « destruction des collectifs » ? Une deuxième limite vient de la « mollesse sémantique » du terme. Au fond qu’est ce que le collectif ? Une communauté de métier ? De statut ? De grade ? De lieu ? de projet ? Des travailleurs exécutant des tâches similaires ? Partageant un moment de sociabilité lors de la pause déjeuner ? Enfin, Marie-Anne Dujarier pointe une  faiblesse épistémologique au terme. Dire que le travail collectif améliore l’activité c’est supposer qu’il puisse exister des activités hors social. Peut-on imaginer une activité sans référence au social ? C’est assurément un postulat fragile. Marie-Anne Dujarier questionne ensuite le concept « d’organisation » et met en garde contre une attitude répandue qui consiste à « l’antropologiser » et à en faire le sujet d’actions (ce qu’expriment des formules comme « l’organisation pense que, fait faire, souffre, exige … »). Or, l’organisation est un concept et non un sujet, car ce sont toujours les acteurs qui agissent.

Quant au concept « d’institution », reprenant la définition proposée par Luc Boltanski dans son dernier ouvrage sur la critique, elle l’appréhende comme ce qui dit « ce qu’il en est de ce qui est »[8], la cristallisation provisoire d’un certain rapport social par exemple. Une fois ces précautions théoriques prises, comment penser la question en dehors de ces catégories et d’une approche séparant artificiellement individu et société ? Le travail est une activité, une activité qui a une forme prescrite, réelle, réalisée et vécue. A l’appui de cette conceptualisation du travail, elle suggère de prêter attention à quatre grandes déterminations qui donnent sa forme à l’activité. Une première, historique, s’inscrit dans la lignée des travaux qui ont mis l’accent sur ce que le « faire » doit aux manières d’agir, de penser et de sentir etc. héritées du passées (Durkheim, Freud, Mauss, Bourdieu, ..). Toute activité s’inscrit dans des rapports sociaux institués et trouve là, une deuxième détermination. Elle se déploie dans des situations, qui sont autant d’occasion d’échanger, de renouveler les règles, le langage ou à l’inverse de les stabiliser. Enfin, chaque activité est « socialement adressée » à un destinateur, et c’est cette « adresse » qui lui donne son sens. Ces quatre « coordonnées sociales de l’activité »  par les multiples tensions qui surgissent à leur rencontre,  produisent finalement une indétermination (de Gaulejac), dont il faut répondre par une activité. Dans une perspective clinique, la démarche de recherche consiste alors à développer l’interprétation des sujets à propos de ces quatre coordonnées sociales et de l’activité qu’ils déploient en réponse, et élaborer ainsi avec eux des hypothèses sociologiques sur les faits sociaux qui s’imposent à eux d’une part, et sur l’activité sociale qu’ils construisent, d’autre part.

 

Discussion avec la salle

 À la suite de ces interventions, une série de questions a été adressées aux intervenants : Quelle place accorder aux inégalités sociales dans les études sur santé au travail ? Comment évaluer les critères qui sous tendent les jugements moraux sur les inégalités dans une activité clinique ? S’il n’y a de vraie santé que dans le déploiement de la créativité, la santé est-elle à la portée de tous les travailleurs ? Quelle est la place de l’autre et du collectif dans le déploiement de l’inventivité ?

 

Avant de lancer la discussion Claire Edey-Gamassou a relevé l’absence dans la plupart des présentations de la question du « désir du sujet » et de sa confrontation avec les multiples injonctions et prescriptions des organisations et de leurs acteurs. S’intéresser à la manière d’affronter cette question peut également être une piste pour affiner la compréhension des situations de souffrance et de plaisir au travail.

La discussion s’ouvre avec une question sur la place que les intervenants accordent aux inégalités sociales dans leurs approches ? Par delà la définition des concepts (santé, souffrance, plaisir, individu, collectif, clinique etc.) la question des écarts entre groupes sociaux ne serait-elle pas un moyen de tendre une passerelle entre disciplines ? Dominique Lhuilier, réagit et rappelle que les individus ont bien entendu des caractéristiques propres qui les distinguent. Les inégalités innervent les différentes dimensions de la vie sociale et l’activité est une « tranche de vie », englobant ce qui se joue au travail et en dehors. Prendre en compte les inégalités, c’est alors prêter attention à la manière dont les caractéristiques et les ressources des individus sont mobilisées pour développer leur normativité et leur « puissance d’agir ».

Un participant demande alors s’il n’y a pas un certain ethnocentrisme à penser que la conformité aux normes est en deçà du plaisir et qu’il n’y a de vraie santé et de vie authentique que dans le déploiement de la créativité ? Cette approche ne conduit-elle pas à penser que  seules certaines activités (artistes, universitaires) ont in fine accès à la santé ? L’inventivité comme vecteur de la santé pose par ailleurs la question de la place de l’autre et du collectif. Que faire si l’inventivité s’exprime par la destruction d’autrui ou de l’environnement ? Dominique Lhuilier, met alors en garde contre une perspective critique focalisée sur la description de l’aliénation dans certaines situations de travail jugées dégradées. Selon elle, chaque situation est porteuse de résistance et offre des marges de manœuvre dont les acteurs peuvent se saisir. De même, la créativité dont il est question, n’est pas uniquement celle qui trouve une reconnaissance sociale en s’incarnant par exemple dans des métiers, elle est une prise de distance, un contournement, un jeu avec les normes du quotidien, dont chaque acteur est capable. Quant au collectif, il y a effectivement une tension fondamentale entre le désir de reconnaissance qui pousse à l’affiliation et à la conformité aux normes et la reconnaissance de son propre désir qui pousse à la singularisation. Comment reconnaître les singularités dans des cadres collectifs et sociaux ? Cette question est centrale pour la clinique.

Revenant sur la question des inégalités Marie-Anne Dujarier, observe que les inégalités ne sont pas liées aux caractéristiques individuelles mais aux situations qui transforment des différences en  inégalités. Par ailleurs, lorsque l’on parle d’inégalités il faut distinguer les conditions d’emploi de l’activité. De nombreux travaux ont mis en évidence les multiples inégalités face à l’emploi et aux risques au travail, mais peu de recherches se sont penchées sur les inégales possibilités de développer une activité  productrice de sens et de santé. On peut avoir de très bonnes conditions de travail et de mauvaises conditions de vie au travail, et inversement. Thomas Périlleux, pointe que la question des inégalités engage par ailleurs la question des critères de justice qui sous tendent les jugements moraux sur les inégalités. L’activité clinique ne peut donc faire l’économie de la clarification de ces critères. Par ailleurs, la question des inégalités a des répercussions sur l’étiologie des maladies professionnelles dans la mesure où l’effet des inégalités apparaît plus complexe à mesurer pour les psychopathologies que pour les pathologies somatiques. Le burn out diffère-t-il selon les CSP ? Dès lors, comment établir un tableau de maladie professionnelle ?

Enfin, il faut selon lui prendre en compte l’élan critique qui peut animer le chercheur et le conduire à centrer ses recherches sur l’analyse de situation identifiées comme négatives. Cet élan peut être porteur d’une vision « mortifère » de ces situations. Toutefois, il faut parvenir à reconnaître et à prendre au sérieux la « présence de la mort dans la vie » au travail dont font état certains salariés.

Mise à jour :  26 Mai 2014


[1] Centre de Recherches interdisciplinaires Démocratie, Institutions, Subjectivité.

[2]Cf. Dejours, Christophe. Observations cliniques en psychopathologie du travail. Édition : 1. Paris: Presses Universitaires de France – PUF, 2010 ; Dejours, Christophe. “«Souffrance Au Travail, Nouvelles Pathologies et Nouvelles Réponses», Entretien À Partir Des Propos Recueillis Par Martine  Lochouarn,” Le Concours Médical, 2006.



 

[1] Institut de recherche en gestion.

 [2] Centre de recherche sur le travail et le développement.

 [3] Maitre de conférences.

 [4] Laboratoire interdisciplinaire de sociologie.

 [5] Cette approche fait d’ailleurs écho à l’approche de la santé par l’Organisation mondiale de la santé qui la définit comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

 [6] Un groupe de travail pluridisciplinaire auquel participe Dominique Lhuillier développe d’ailleurs une réflexion sur la santé et le rôle joué par la créativité et la normativité. Il rassemble : Marie-Anne Dujarier, Anne-Marie Waser, Eric Hamraoui, Corinne Gaudart, Malika Litim, Pascal Molinier et Pierre Roche.

 [7] Sur le pouvoir créatif et la créativité au quotidien cf. Winnicott, Donald Woods, and Brigitte Bost. “Vivre créativement.” In Conversations ordinaires. Paris: Gallimard, 2004 ou Certeau, Michel de, Luce Giard, and Pierre Mayol. L’invention du quotidien, tome 1: Arts de faire. Édition : Nouv. éd. Paris: Gallimard, 1990.

[8] Boltanski, Luc. De la critique: Précis de sociologie de l’émancipation. Paris: Gallimard, 2009.

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