Colloque Gestes : “Quelles actions pour un autre travail ?”

 

Le colloque international du DIM Gestes se déroulera les 10 et 11 juin 2013, au Beffroi de Montrouge, 2 Place Emile Cresp, 92120 Montrouge, à proximité immédiate de la porte d’Orléans, Métro Ligne 4, station “Mairie de Montrouge”.

La programmation provisoire est en ligne. L’inscription au colloque est obligatoire.

Nous remercions les nombreux contributeurs ayant répondu à l’appel à communication. Les communications ont été sélectionnées  par le comité scientifique du colloque composés de 24 experts (membres du conseil Scientifique, du Bureau), dont les décisions ont été communiquées mi-février2013.
Pour des informations complémentaires, merci d’adresser un courriel à la coordination du Gestes.

► Appel à communications  téléchargeable ici en PDF.

► The study group on work and suffering at work (GESTES – Groupe d’études sur le travail et la souffrance au travail), a research network backed by the French Ile de France region, is organizing an international symposium on this topic on June 10th and 11th, 2013. Its call for papers, opened until January 15th is, extended until 30th january, can be downloaded right here. But, its now already closed.

► El grupo de estudio sobre el trabajo y el sufrimiento en el trabajo (GESTES – Groupe d’étude sur le travail et la souffrance au travail), red de investigación apoyada por la región Ile-de-France, organiza un coloquio internacional sobre este tema los días 10 y 11 de junio de 2013. La llamada a ponencias, abierta hasta el 15 de enero, y  hasta 30 de enero , puede descargar aqui, esta ahora   cerrada.

 

Quelles actions pour un autre travail :
soulager la souffrance, éradiquer les facteurs de risques, « soigner le travail » ?

La question de la souffrance au travail tient aujourd’hui une grande place dans le débat public, en France et dans de nombreux pays. Le vocabulaire, les catégories, les approches varient en fonction des milieux et des acteurs : souffrance, stress, risques psychosociaux, harcèlement… Mais la question reste la même : le travail peut-il encore être supportable ? Cette question débouche sur une autre : comment agir pour changer le travail ? Là aussi les réponses et les approches sont différentes, voire divergentes.

Thèmes du colloque

Comment prendre la mesure tant de la souffrance que du travail ? Comment leur visibilité a-t-elle évolué au cours du temps, comment varie-t-elle d’un pays à l’autre ? Quels savoirs, quels procédés, quels outils permettent de les connaître, de les objectiver et de les quantifier ? Qui les met en œuvre, dans quelles instances, avec quels enjeux ? Quels débats ont-ils soulevé et soulèvent-ils ? Pour quels destins, pour servir à quelles actions ? Comment les dispositifs de connaissance et d’objectivation prennent-ils en compte les différents niveaux individuels, collectifs, organisationnels et institutionnels, locaux et globaux ?

L’action contre la souffrance au travail peut être inspirée par des approches différentes. On peut tenter d’agir sur les travailleurs pour leur permettre de supporter leur travail. On peut chercher à isoler du travail les facteurs de risques pour les éradiquer. On peut vouloir « soigner » le travail pris dans sa globalité : par exemple essayer de construire un travail qui soit de qualité à la fois du point de vue du travailleur et du destinataire du travail. Quelles sont les pratiques associées à ces conceptions ? Quels objectifs visent-elles ? Parviennent-elles à les atteindre ? Ont-elles des effets non prévus, désirables ou au contraire pervers ?

De nombreux acteurs interviennent depuis longtemps pour réformer le travail, agir sur ses conditions et lutter contre la souffrance au travail. Ils peuvent représenter les directions, les travailleurs, les pouvoirs publics dans la diversité de leurs instances ou se situer en position d’experts : organisations d’employeurs, direction des ressources humaines, syndicats, inspecteurs et médecins du travail, professionnels de la prévention, cabinets de conseil, comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) … Quels ont été et quels sont aujourd’hui leurs enjeux ? leurs buts ? leurs modalités d’action ? Comment interagissent-ils ? Jusqu’à quel point les travailleurs sont-ils partie prenante des débats et des actions ?

Quel rôle jouent l’initiative et les politiques publiques ? Dans quelle mesure dépendent-elles du contexte politique, économique et social ? Quelle place pour le droit, pour l’incitation économique, pour l’aide et le conseil ? Comment les politiques publiques du travail s’articulent-elles à d’autres politiques publiques ? Peuvent-elles influer sur le contenu du travail ? Comment traduisent-elles les rapports entre les acteurs publics et les entreprises, entre les acteurs publics et les citoyens ? Comment circulent les expériences étrangères et que nous apprennent-elles ?

Les situations de travail résultent d’une somme d’héritages et d’expériences et dépendent d’une longue chaine de décisions, des politiques économiques internationales jusqu’à l’organisation du poste de travail. Agir simultanément à tous les niveaux est impossible. Agir à un seul niveau est rarement suffisant. L’action est soumise au jeu de ces contraintes. Peut-elle les desserrer ? Quelle est la valeur de l’action locale dans un contexte global ? Des transformations globales peuvent-elles changer les conditions de l’action locale ?

Déroulement du colloque

Le colloque sera organisé en séances plénières et ateliers parallèles. Chaque session comprendra un temps d’échange introduit par un discutant.

Des conférences seront notamment prononcées par les invités suivants :

Les communications ont été faites en français, en anglais ou en espagnol. Elles seront accompagnées de diaporamas détaillés. Les diaporamas accompagnant les communications en anglais seront en français, ceux accompagnant les communications en français et en espagnol seront en anglais. Si les intervenants le souhaitent, un service de traduction de leur diaporama sera disponible, sous réserve que la version originale soit envoyée suffisamment à l’avance.

Comment proposer une communication ?

Les propositions de communications (2 500 à 5 000 signes, caractères  et espaces compris) ont été rédigées en anglais, espagnol ou français et adressées  au bureau du Gestes.

Top