“Au travail, il faut écrire vite et bien, mais…” F.Rouard, F.Moatty et C.Perez…

SEM 5 juin 2014 Rouard Moatty PerezPour Les « Dits de Gestes », ce séminaire du 5 juin 2014 a été l’occasion d’une intervention en duo de Françoise Rouard, sociolinguiste et Frédéric Moatty, sociologue, discutés par Coralie Pérez, économiste, sur le sujet des

Ecrits et conditions de travail

 

 

 

Les intervenants ont présenté, à l’occasion de ce séminaire, les résultats de quatre enquêtes qu’ils ont élaborées.

Françoise Rouard, “Etude des populations en transition”

Image_enquetesLa première, une enquête exploratoire interdisciplinaire (ergonomie, sociologie et linguistique), a été réalisée entre 2000 et 2002 auprès de petits groupes de techniciens en formation d’ingénieur au CNAM, et donc en transition professionnelle. L’hypothèse était que cette reconversion devait conduire à une transition culturelle. « Les pratiques culturelles sont souvent invisibles, car incorporées », a rappelé Françoise Rouard. « L’étude des populations en transition permet donc de révéler les difficultés et les manques rencontrés lors de l’évolution de ces professionnels. »

L’enquête exploratoire a adopté une démarche de co-construction des catégories linguistiques et langagières concernant l’écrit à partir des catégories indigènes en usage chez les techniciens, avec validation par les enquêtés selon une maïeutique d’inspiration ergonomique. Cette enquête de terrain sur  « le dit » des techniciens a inventorié les désignations liées à l’écrit, au rapport à l’écrit et à ses usages. Cette phase qualitative a permis d’élaborer un cadre d’analyse pour enquêter sur les pratiques d’écriture et de lecture au travail.

Cette démarche a révélé le fait que dans le monde industriel, on ne parle pas d’écrit : on « produit des documents », mais on ne se désigne pas comme écrivant.  L’écrit est une catégorie savante et les chercheurs ont constaté qu’il existait une importante masse d’écrits intermédiaires : notes, écrits non finalisés, qui restent donc « souvent invisibles pour la hiérarchie ».

Image_produire des documentsAutre observation : la contradiction entre la prescription de l’écriture et la « non-explicitation des règles par l’organisation ou la hiérarchie ». « Un rapport peut être illisible pour les destinataires, ou mal adressé. Des erreurs qui ont un coût (apprentissage par essais, erreurs…) pour le technicien, qui n’imagine pas que la forme importe ». D’autant plus que sa formation n’a généralement pas été axée sur la maîtrise de ce type de compétences, et que si lire et écrire sont des activités faisant partie intégrante du travail, elles n’apparaissent pas sur les fiches de postes. Les salariés se « débrouillaient donc pour développer collectivement une culture sur le tas », à travers l’élaboration d’un « système d’écriture simplifié ». Françoise Rouard a par ailleurs insisté sur l’importance du rapport au temps dans les descriptions des techniciens.

Si l’enquête ne portait pas sur le temps, cet aspect est apparu central, par exemple les techniciens « ne pouvaient pas faire état de leurs dépassements horaires  pour effectuer une maintenance dans le cadre des formulaires de feuille de présence à remplir », et produisaient donc des faux permettant de contourner la législation. Finalement, les écrits « cristallisaient la tension autour du temps de travail ».

La linguiste a, enfin, souligné l’importance que prend la lecture au quotidien, très consommatrice de temps », une activité encore plus invisible que l’écrit, et donc « non sujette à discours ». Ces activités étaient par ailleurs associées, par les techniciens, aux loisirs, les « lectures-travail » n’apparaissant pas comme légitimes, et donc « quasi-clandestines », pas toujours considérées comme étant un travail quand bien même elles y sont imbriquées. « Elles sont aussi socialement clivées, au delà des qualifications professionnelles… L’écrit professionnel est une pratique culturelle, « socialement clivée selon la fonction, le statut, et l’activité professionnelle ». Ce qui a également des conséquences en termes de formation. « Les cadres peuvent accéder à des stages de lecture rapide, mais ce n’est pas le cas des professions intermédiaires, qui d’ailleurs n’en font pas la demande. »

Image_enquetesLa linguiste a poursuivi par une présentation de la première enquête quantitative réalisée sur un public plus large d’étudiants du Cnam et reposant sur la nature des documents lus et écrits et leurs supports, qui visait à déterminer si Internet modifiait les pratiques de l’écrit. Les techniciens y distinguaient notamment les écrits destinés aux groupes de pairs, et les écrits qui circulent dans la sphère publique (formulaires, par exemple). Cette opposition, confirmée par une analyse factorielle des correspondances, distingue pour les chercheurs les « écrits pour soi », qui ne sont jamais enseignés, ni étudiés, des « écrits pour autrui », qui eux sont visibles et font l’objet d’étude des pédagogues ou des historiens. Par contre, l’analyse ne révèle pas d’opposition entre les usages des écrits papiers et électroniques, ces derniers étant proches car les pratiques nouvelles s’élaborent suivant une généalogie des usages.

Pour conclure sur ces deux enquêtes, Françoise Rouard a insisté sur l’invisibilité de ces activités qui ne sont pas comprises dans l’organisation du travail, entrainant donc une surcharge de travail très importante. Invisibilité des règles également, au cœur d’une injonction contradictoire : « Il faut écrire vite et bien, mais comment s’y prend-t-on ? »

Frédéric Moatty a poursuivi la présentation des travaux des deux chercheurs autour de la troisième enquête sur les « actifs suroccupés », « Tempos 2004 », qui a eu lieu dans le cadre d’une convention avec l’Institut Chronopost.

Image_enquete-salariesCelle-ci a montré que 43% des actifs, les « suroccupés », effectuaient des dépassements horaires dans lesquels les activités de lecture et d’écriture tiennent une place de premier plan, 94% des suroccupés pratiquant une de ces activités. Ces dépassements, de 5 à 6 heures hebdomadaires en moyenne, ne résultent pas d’une pression de l’employeur mais ont lieu à l’initiative des salariés, le plus souvent sur le lieu de travail, pour des motifs principalement liés au métier. Il apparaît en outre que « relire et corriger des documents produits par une autre personne », activité d’écriture de validation est socialement plus clivée que la simple activité d’écriture.

Enfin, Frédéric Moatty a présenté un travail des deux chercheurs basé sur l’enquête « Conditions de travail », réalisée en 2005 sur un échantillon représentatif à l’échelle nationale, la première à interroger précisément l’écrit au travail. Sur les 80 questions, 47 renvoyaient au langage (écrit/oral) et quatre d’entre elles portaient sur des pratiques de lecture et d’écriture sur papier et sur écran. Sept salariés sur dix étant concernés par les activités de lecture ou d’écriture, avec de faibles différences entre lecture et écriture, les chercheurs parlent d’une « mise à l’écrit généralisée ». Ils se sont notamment concentrés sur les travailleurs de l’écrit comme les « forts-rédacteurs » (31% des répondants ayant déclaré passer plus d’un quart de la journée à écrire) et les forts-émetteurs de courriels (10 courriels ou plus en 2005).

En premier lieu, des modélisations ont montré qu’il existe des déterminants similaires aux quatre pratiques de l’écrit étudiées : la catégorie socioprofessionnelle du salarié (CSP), sa fonction, son diplôme, la taille et le secteur d’activité de son établissement. Les deux premiers déterminants – CSP et fonction exercée – sont des caractéristiques de l’activité professionnelle, ce qui démontre que l’écrit fait partie intégrante du travail qu’il soit au cœur de l’activité ou un outil indispensable.

Le capital scolaire, privilégié dans de nombreuses recherches joue un rôle second relativement à l’activité du salarié. Ensuite les conditions de travail des travailleurs de l’écrit ont été examinées selon sept dimensions : le cadrage du travail, l’autonomie, les difficultés, la pression temporelle, les ressources collectives, les changements et les situations d’interaction.

Les travailleurs de l’écrit ont un travail plus cadré, plus autonome, plus difficile, sous pression du temps et de la demande mais avec plus de ressources collectives. Ils sont dans des environnements de travail évolutifs nécessitant des capacités d’adaptation et d’apprentissage. Enfin, ils sont plus souvent dans des situations d’interaction langagière, contact avec le public notamment, leurs compétences langagières leur permettant de gérer les situations de tension. En conclusion de l’ensemble de ces enquêtes, les chercheurs soulignent l’importance des activités de lecture et d’écriture au travail et leur outillage par les TIC. Les pratiques d’écriture sont une activité collective et les « travailleurs de l’écrit » ont des conditions de travail spécifiques.

Cependant ces activités sont marquées par leur invisibilité au travail : elles ne figurent pas dans les fiches de poste, les temps sont rarement prévus dans l’organisation du travail alors qu’elles sont chronophages et que les normes et les règles d’écriture sont rarement explicites. Cette invisibilité et le fait que ces activités soient soumises à des injonctions contradictoires (écrire vite et bien par exemple), conduit à une surcharge de travail, à une non reconnaissance de ces activités et à un manque de formation adaptée qui sont sources de souffrance au travail. Or, ces activités professionnelles nécessitent des compétences spécifiques et des formations adaptées. Les compétences langagières supposent d’articuler trois registres linguistique, culturel et social : des compétences générales linguistiques et rédactionnelles, des compétences culturelles professionnelles et des compétences sociales relationnelles professionnelles.

Discutante, l’économiste Coralie Perez, a souhaité s’exprimer en trois temps.

Image_ecrits et conditions de travailDans un premier temps, elle s’est interrogée sur l’hétérogénéité des pratiques de l’écrit en lien avec les formes d’organisation du travail. La « généralisation de l’écrit » mise en évidence par les intervenants est appréhendée par un indicateur d’intensité de l’activité langagière, sur laquelle on pourrait positionner les catégories socio-professionnelles : les « forts lecteurs/rédacteurs », que seraient les cadres, et à l’opposé les ouvriers non qualifiés, plus souvent « non lecteurs ».

Or, pour faire le lien avec les conditions de travail, elle se demande si d’une part, cet indicateur d’intensité de l’activité langagière ne pourrait pas être mis en regard des formes d’organisation du travail telles qu’a pu les repérer par exemple Antoine Valeyre (2006), et d’autre part, s’il ne serait pas utile de distinguer entre les pratiques de l’écrit (« écrits pour soi » et les « écrits pour autrui », ou encore les « écrits outils » et les « écrits produits ou achevés ») qui répondent à des exigences productives et d’organisation du travail différentes.

Ainsi, les « travailleurs de l’écrit », comme les appellent les intervenants, présentent des caractéristiques qui rappellent celles qu’on associe aux travailleurs des organisations apprenantes voire des organisations en lean.

Par ailleurs, elle souligne l’enjeu de la « mise en visibilité » de l’écrit pour les salariés, afin de reconnaître le temps nécessaire à ces activités et leurs difficultés propres ; à titre d’exemple, elle cite le métier du conseil en mobilité professionnelle où l’organisation du travail laisse peu de temps à « l’auto-documentation » pourtant nécessaire à nourrir le conseil.

FOTO_Coralie PerezDans un second temps, l’économiste a souhaité évoquer le rapport entre activité langagière et formation. Ces activités questionnent bien la distinction classique en économie entre la formation dite « générale », par opposition à une formation spécifique supposée n’apporter des bénéfices que pour l’entreprise concernée (qui aurait dans ce cas intérêt à la co-financer). Alors même que, selon les résultats exposés, les firmes auraient en réalité un intérêt à financer ce type de formation, qui pourrait permettre le maintien des compétences générales de ses salariés. D’où sa question de savoir si les dispositifs de co-investissement en formation fondés sur l’initiative individuelle (DIF, futur compte personnel de formation,) sont pertinents, alors même que les difficultés liées à l’écrit seraient généralement peu avouables. Elle a ensuite évoqué le concept de « compétences de base », utilisé en économie de l’éducation, qui mesurerait plus précisément que le diplôme le « capital humain » de l’individu.

Une telle mesure des compétences de base a notamment été au cœur de l’enquête « International Adult Literacy Survey », développée par l’OCDE dans les années 1990. L’économiste a, enfin, évoqué l’enquête IVQ (Insee) et l’enquête PIACC (Programme pour l’évaluation internationale des compétences), dont certaines questions visant à mesurer la « littératie » pourraient éventuellement étayer les travaux des intervenants.

Dans un troisième temps, Coralie Perez a évoqué les cas où le français ne serait plus la langue de travail et les conséquences sur les conditions de travail, notamment dans le cas des entreprises qui appartiennent de plus en plus fréquemment à des groupes de dimension mondiale. Une situation qui peut également se retrouver dans le champ de la recherche en économie, où la sphère nationale (celle des colloques, mais aussi celles des revues de langue française) constitue de moins en moins un espace de valorisation des travaux reconnus par la communauté scientifique.

En réponse, Françoise Rouard a notamment précisé que l’écrit n’était pas réservé aux cadres, et que le but était surtout de montrer qu’il y avait généralisation des écrits.

FOTO_Francoise Rouard et Frédéric Moatty« Certains n’étaient pas amenés à écrire, mais sont aujourd’hui amenés à le faire. » Elle a poursuivi sur le fait que l’on opposait souvent « écrits faciles » et « non faciles », « mais faire entrer l’activité dans quelque chose de formaté », comme dans le cas du reporting, « n’est pas si simple».

Concernant l’accès à la formation, Frédéric Moatty a, quant à lui, précisé que les cadres avaient en général ces compétences générales, plus que les techniciens. Et qu’en effet l’accès à la formation était inégalement réparti, ces derniers y recourant moins, n’ayant « pas forcément conscience que ces difficultés pourraient être levées avec des apprentissages ». Il a ajouté que, par ailleurs, les entreprises sous-estimaient complètement les difficultés de leurs salariés, ne les voyant pas, ni ne les identifiant. D’où l’importance d’une « mise en visibilité du travail réel », pour ces questions de formation, les dispositifs individuels étant en effet insuffisants.

Françoise Rouard a alors ajouté que la reconnaissance actuelle des compétences étant individualisées, elles rendaient plus difficile la reconnaissance d’une éventuelle difficulté à l’écrit. « Or, dès lors que l’on considère que ces activités font partie du travail, alors il faut le penser en termes d’organisation du travail, et pas en termes de compétences individuelles lacunaires. » Elle a enfin affirmé qu’elle regarderait les questions du PIIAC.

Audio-diffusion : Ecoutez les interventions

Image_Ecoutez la pluridisciplinarité

Françoise Rouard, partie 1 : 4min 28s


Françoise Rouard, partie 2 : 4min 13s

Françoise Rouard, partie 3 : 3min 41s

Françoise Rouard, partie 4 : 3min 50s

Françoise Rouard, partie 5 : 4min 58s

Françoise Rouard, partie 6 : 2min 56s

Frédéric Moatty Rouard, partie 7  : 3min 55s

Frédéric Moatty Rouard, partie 8  : 5min 57s

Coralie Perez est discutante, partie 9  : 5min 23s

Coralie Perez est discutante, partie 10  : 2min 16s

Coralie Perez est discutante, partie 11 : 4min 58s

Réponses des intervenants à Coralie Perez, partie 12 : 7min 59s

Réponses des intervenants à Coralie Perez, partie 13 : 3min 07s

Réponses des intervenants à Coralie Perez, partie 14 : 2min 52s

 

Bibliographie indicative:

MOATTY Frédéric, ROUARD Françoise, 2010, « L’écrit au travail et ses déterminants chez les salariés en France en 2005 », Travail et Emploi, n°122, avril-juin, p. 41-54.

MOATTY Frédéric, ROUARD Françoise, 2009, « Lecture et écriture au travail : les enjeux en termes de formation et de conditions de travail », Formation emploi, n°106, p. 59-73.

MOATTY Frédéric, ROUARD Françoise, TEIGER Catherine, 2007, « Lectures pour soi, lectures invisibles ? Une cartographie des lectures au début de l’internet », in Saint Laurent-Kogan A.-F. et Metzger J.-L. (dir.), Où va le travail à l’ère du numérique, Paris, Les Presses de l’Ecole des Mines de Paris, p. 197-210.

MOATTY Frédéric, ROUARD Françoise, TEIGER Catherine, 2004, « Les temps de l’écrit dans les nouvelles formes d’organisation du travail », in collectif GRIOT, Figures du temps – Les nouvelles temporalités du travail et de la formation, L’Harmattan, (Logiques sociales, cahiers du Griot, n°1), février, p. 149-167.

MOATTY Frédéric, ROUARD Françoise, TEIGER Catherine (2001), « Transformations du travail des techniciens et place de l’écrit dans l’activité. Une étude exploratoire interdisciplinaire », in Les transformations du travail, Toulouse, Octarès. Compte rendu disponible.

VALEYRE Antoine, 2006, Conditions de travail et santé au travail des salariés de l’Union européenne : des situations contrastées selon les formes d’organisation, Document de travail du CEE n°73.

DIVAY Sophie et PEREZ Coralie, « Conseiller les actifs en transition sur le marché du travail », SociologieS [En ligne], Dossiers, L’essor des métiers du conseil : dynamiques et tensions, mis en ligne le 03 février 2010.

BRANCHE-SEIGEOT Blanche, 2013, « La valorisation des compétences de base sur le marché du travail français », Recherches en éducation, Hors série n°5.

JONAS Nicolas, 2013, Les capacités des adultes à maîtriser des informations écrites ou chiffrées. Résultats de l’enquête PIAAC 2012, Insee première, n°1467.

 

Biographies

  • Françoise Rouard est linguiste, maître de conférences Habilitée à Diriger des Recherches, au Cnam dans l’équipe Expressions et Cultures au Travail. Elle a été membre du Laboratoire Lise jusqu’en 2010 et actuellement membre de DICEN (Dispositifs, d’Information et de Communication à l’Ere du Numérique), EA 4420.

Ses thèmes de recherche sont : langage (Ecrit/Oral) et travail, écrit et organisation, écrit et Technologies d’Information et de Communication (TIC), compétences linguistiques langagières et culturelles au travail. Elle développe une problématique inédite sur un territoire interdisciplinaire défini aux frontières de la sociologie du travail et de la sociolinguistique, de l’analyse du discours de spécialité, d’une linguistique appliquée aux actes de langage sans oublier l’ethnologie de l’écriture et la pragmatique des interactions et des rapports de pouvoir et constitue ainsi l’expérience pratique du rôle du langage dans la vie professionnelle en objet de savoir.

  • Frédéric Moatty est sociologue, chargé de recherche CNRS détaché au Centre d’études de l’emploi, il est directeur adjoint de l’unité de recherche « Dynamiques des Organisations et du Travail ».

Ses thèmes de recherche portent sur l’innovation et le changement technique et organisationnel, la place qu’y tiennent l’écrit et les technologies de l’Information et de la Communication (TIC), et les enjeux en termes d’organisation du travail et de conditions de travail. Docteur en statistiques mathématiques et titulaire d’une maîtrise d’ethnologie, il inscrit ses travaux dans les domaines de la sociologie du travail et des organisations, de la sociologie des techniques et de l’innovation et de la sociologie de l’emploi dans des secteurs comme le secteur marchand ou le secteur hospitalier.

  • Coralie Pérez est économiste (Centre d’Economie de la Sorbonne, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

Ses recherches portent sur la formation continue des salariés, les formes de mobilisation et dispositifs de conseil, d’orientation et d’accompagnement des chômeurs, et les politiques d’emploi, d’orientation et de formation professionnelles.

 

Mis en ligne le 1er juillet 2014.

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