Emotions et Travail : quels apports des sciences sociales ? restitutions…

Image_Colloque Emotions et Travail_16&17 octobre 2014_CNAM PARIS La Manifestation scientifique lauréate du DIM Gestes en 2013,  « Emotions et travail : quels apports sociologiques ? Portée heuristique et effets d’une approche du travail en termes d’émotions », aura donc donné lieu à un cycle de séminaire débuté en janvier 2014, qui vient de se clôturer par un colloque international les 16  et  17  octobre 2014, au Grand CNAM,  292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, Amphithéâtre Jean-Baptiste Say.

 

 

 

 

La restitution proposée ici porte uniquement sur la première session plénière réunissant du colloque « Émotions et travail » – 16 octobre 2014.

Bandes sons+Biographies+Bibliographies indicatives ci-dessous, permettront d’en savoir plus.

Colloque travail&émotion2Présidente : Régine Bercot (Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, Cresppa–GTM).

Intervenants : Aurélie Jeantet, sociologue (Université Sorbonne Nouvelle–Paris 3, Cresppa–GTM) et Julien Bernard, sociologue (Université de Paris-Ouest Nanterre la Défense, Sophiapol)

Discutant : Emmanuel Renault, philosophe (Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Sophiapol).

 

En introduction, Aurélie Jeantet, remarque que les chercheurs en sciences sociales se tournaient de plus en plus vers les émotions, et ce dans plusieurs disciplines.

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Qu’apportent les émotions à l’analyse du travail ? « Dès lors que l’on parle du travail réel, on parle des émotions. ». Le travail nous affecte et nous transforme, autant en tant que sujet que collectivement. Une dimension qui n’a, selon Aurélie Jeantet, pas encore été véritablement pensée par la sociologie du travail, construite en se démarquant de la psychologie. « Les émotions continuent à être perçues comme renvoyant à l’intériorité, à l’intimité, alors que la sociologie s’intéresse classiquement aux faits, aux institutions, aux groupes, aux relations. Mais ces relations ne seraient rien sans les affects qui les habitent ! »

Aurélie Jeantet a ensuite proposé une manière de dépasser cette pensée dichotomique (émotions/raison, corps/pensée, individu/collectif…), en définissant les émotions comme un triple rapport : au monde, aux autres et à soi. « Un rapport qui ne serait donc pas abstrait, mais ancré et corporel car manifesté par un ressenti passant par des modifications physiologiques. (…) Les émotions ont des effets concrets et multiples, elles influent sur nos actions, sur le monde que nous contribuons à façonner. » Et si les émotions sont peu étudiées par la sociologie du travail, c’est sans doute aussi que le monde du travail se pense comme étant « a-émotionnel ». Celui-ci serait le monde « de la raison, de l’efficacité, de l’objectivité et de la science », les émotions étant alors renvoyées à l’irrationnel, au féminin, à la sphère privée. Raison pour laquelle les entreprises souhaitent les maîtriser par la distanciation, l’indifférence, voire le cynisme. Dans le même temps, les émotions sont récupérées et instrumentalisées par le management, visant à les « gérer », évacuer les « négatives », favoriser les « positives »… Alors qu’elles nous échappent.

Dans une logique psychologisante, cette normalisation des émotions est censée reposer sur les individus eux-mêmes, qui seraient, seuls, responsables de leur propre épanouissement ou de leur souffrance au travail. « S’ils sont mal parfois, c’est qu’ils ne seraient pas assez compétents émotionnellement. » Dans cette conception, il n’y aurait donc pas d’organisations qui dysfonctionneraient et surexposeraient les salariés. Aurélie Jeantet voit donc des enjeux sociaux à étudier les émotions, et renvoie aux rapports de domination cachés derrière cette question.

L’une des questions épistémologiques du colloque est : « En quoi s’interroger sur les émotions bouscule nos manières de penser, et qu’est-ce que cela exige sur le plan théorique, méthodologique, disciplinaire et interdisciplinaire ? » Selon Aurélie Jeantet, « sans émotions, pas de rapports sociaux » : les rapports sociaux sont émotionnels, dans le sens où ils passent par la normalisation et l’apprentissage émotionnels, la séparation entre émotions légitimes et émotions illégitimes. « Qui cela arrange ou disqualifie ? Ce sont les hommes blancs et dirigeants qui sont le plus à même de véhiculer les normes officielles et dominantes. Et reconnues comme légitimes. » C’est typiquement le cas de la retenue, de la réserve. « Contenir ses émotions est un marqueur social. » Et d’ajouter que si la prise en compte des émotions peut se faire via la question du travail, elle peut aussi se faire via la question du genre (cf. les travaux de Arlie Russell Hochschild et de Carol Gilligan).

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Aurélie Jeantet présente les intervenants du colloque.

 

 

Patricia Paperman, sociologue, pour qui les émotions sont « normâlisées ». Elle montre que les sociologues s’intéressent aux émotions à condition que l’approche soit collective. Par contre, les émotions singulières, minoritaires, privées, sont considérées comme illégitimes.

Arlette Farge, historienne, qui évoque la manière dont elle prend en compte les affects dans sa recherche, ce que cela vient éclairer et en quoi cela donne accès à l’histoire sociale.

– Les émotions ont un caractère subversif. « Dès lors que l’on s’y intéresse en tant que chercheur, on est suspect, trop sensible, pas scientifique. » C’est l’objet du deuxième après-midi du colloque, avec les interventions de Corinne Rostaing, Anne Monjaret et Catherine Pugeault,  sur le travail des chercheurs, et leur prise en compte de cette dimension. « Car les émotions viennent affecter nos recherches. »

– « Les affects nous constituent comme sujets, du travail, sujet politique et sujet éthique. » C’est à ce propos que Christophe Dejours, psychiatre, psychanalyste et ergonome, intervient le premier après-midi.

Thomas Périlleux, sociologue mais aussi thérapeute, se penche quant à lui sur les sujets « désaffectés » qu’il rencontre et qu’il suit dans sa pratique.

Julien Bernard, sociologue, expose les façons dont la sociologie « classique » traite des émotions.

Angelo Soares, sociologue, vient jouer un rôle de « passeur » pour évoquer ce que la sociologie nord-américaine apporte sur la question des émotions et du travail émotionnel.

Pour conclure, Aurélie Jeantet soumet une idée : celle de « ré-affectiver le monde du travail », l’émotion pouvant être une potentialité de résistance. Un risque cependant : celui d’avoir une image angélique des émotions. « Toute émotion n’est pas bonne en soi, certaines freinent, paralysent, génèrent de la violence, isolent et coupent de l’environnement. »

Emotion travail 2Julien Bernard, sociologue,  axe son propos sur la question des émotions dans les sciences sociales, et en particulier la sociologie. Car si elles y tiennent une place embarrassante, elles n’en ont pas moins été traitées « plus ou moins à la marge, et de manière plus ou moins affichée ».

Selon lui, l’émotion pose problème à la sociologie pour de multiples raisons, notamment la difficulté de définir scientifiquement les « émotions » et la manière dont les travaux d’Emile Durkheim ont été reçus par la discipline.

 

1) La définition de l’objet.

Au singulier, « émotion » renvoie à l’idée à une « classe naturelle de phénomène »… « Or cela pose question », selon le sociologue. A quoi peut-on opposer les émotions ? Classiquement, à la raison, la rationalité. « Mais elles sont trop intimement liées pour être séparées. » Si l’on prend le terme au pluriel, cela renvoie à l’hétérogénéité des émotions… difficile à regrouper sous une définition commune. Au final, « les sociologues les utilisent sous leur sens commun, ce qui empêche la précision de l’analyse dans la construction de l’objet ». Faut-il élaborer et classifier davantage les émotions (autocentrées/dirigées vers autrui, positives/négatives…), comme ce qui a été fait par la psychologie et la philosophie ? Typologies qui conduisent finalement à des débats et controverses. Autre problème de définition : la diversité des facteurs : physiologiques, psychologiques, ou socio-culturels, ce qui renvoie encore à de nombreuses controverses dans le monde savant, notamment entre les théories plutôt naturalistes, et le versant culturaliste (et en psychologie entre périphérisme/centralisme).

2) L’héritage et la réception d’Emile Durkheim.

Le fondateur de la sociologie est pour Julien Bernard un bon point de départ pour une réflexion sur les émotions. Si, pour constituer une sociologie autonome, il a dû mettre à l’écart les répercussions individuelles pour se concentrer sur les faits sociaux, « il ne s’est pas interdit de chercher des faits de conscience individuelle, comme les conséquences de configurations et processus sociaux. » (Sur le suicide) « Il y avait pour lui des courants sociaux dominants qui traversaient la société (et) produisaient des états individuels particuliers : mélancolie, renoncement, lassitude… » Par ailleurs, selon lui, la socialisation conduit à considérer les émotions de son groupe comme étant normales, à les ressentir spontanément, et à désirer le respect de ces normes. Emile Durkheim a en outre été obligé à un moment donné de reconnaître qu’une part individuelle devait être mobilisée pour que les représentations sociales aient une véritable force normative. L’existence de divers ordres normatifs impliquerait parfois une difficulté de faire des choix, et donc une souffrance sociale liés à ces conflits normatifs.

Autre filiation d’Emile Durkheim dans le courant structuraliste : celui où les émotions sont considérées comme un point de départ pour la construction des institutions sociales et un point d’arrivée des effets des institutions sociales. « Schéma relativement circulaire, qui a l’avantage de proposer une théorie expliquant la reproduction des schèmes affectifs. » Mais qui ne saisit pas les dynamiques de changement de la vie sociale. Pierre Bourdieu, « structuraliste à sa manière » selon Julien Bernard, considérait quant à lui que les émotions étaient à la base de nos dispositions cognitives, permettant de se classer et de se situer par rapport aux autres (processus de reproduction par la domination sociale). Les dominés ressentiraient alors plus de honte et d’embarras, quand la classe dominante n’aurait pas besoin de l’appréciation positive de leurs interlocuteurs.

3) Intégrer les émotions à l’analyse sociologique.

WeberAutre volant : celui de la sociologie actionniste qui essaie d’utiliser les émotions pour expliquer autre chose (et non pas à expliquer sociologiquement les émotions). « Nous devons aux historiens et socio-historiens d’avoir montré que les sociétés au long cours vivaient des changements de leurs régimes émotionnels » Et si c’est le cas, « c’est bien que le formatage des émotions ne peut être complet », et que les sensibilités individuelles peuvent y échapper (« déviance »). Il y aurait par ailleurs un lien très ténu entre émotion et valeur (Max Weber et l’ethos des protestants puritains)

Pour Julien Bernard, les deux versants peuvent être liés dans une approche constructiviste : la socialisation des émotions crée une réserve de savoirs et de connaissances sur les émotions (et) ce savoir est mobilisé par les individus et groupes sociaux pour organiser leur vie et actions. » D’où une dynamique constante entre la production de sens, les définitions, et la mise en action, via ce stock de connaissances.

Le sociologue s’est ensuite référé à Howard Becker, en sociologie de la déviance, dépassant l’opposition holisme/actionnisme. Pour lui, il n’y aurait pas d’émotion en soi, mais c’est seulement à partir du moment où une action nous conduit à un état particulier, qu’elle est identifiée comme telle.

4) Le rapport individu société comme problématique transversale

Il y aurait, en outre, un autre fil conducteur : celui du rapport entre l’individu et la société, question transversale à toutes les sociologies. Souvent, les sociologues ont renvoyé une image inquiète de celle-ci (aliénation au travail, désenchantement du monde, individualisation, atomisation du social, etc.) « On pourrait relier tous ces travaux autour de l’intégration sociale et de l’anomie sociale, évoqués par Durkheim, qui insistait beaucoup sur l’individualisme. » Celui-ci passant par la valorisation de soi, pour soi, et du soi dans l’espace public. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas un retour du collectif, des communautés, etc. Le problème, pour Julien Bernard, lorsqu’on se focalise sur l’individualisme, est que l’on insiste sur l’idée que l’individu doit se considérer comme une personne. Pour Robert Castel, il faut des conditions suffisantes pour pouvoir se penser comme individu à part entière. Par ailleurs, l’individualisme comme idéologie provoque un rapport affectif particulier de l’individu au social, qui est une mise à l’épreuve. Dans une société qui valorise la méritocratie et le développement personnel, des sociologues et philosophes ont montré que les déceptions des individus pouvaient conduire à une remise en cause personnelle, et à la culpabilité, alors que la sociologie y voit des effets de systèmes. (Pierre Bourdieu et le décalage entre les espoirs véhiculés par les diplômes, et la réalité du marché du travail, qui produit une réelle violence). Autre épreuve : le brouillage des sphères publiques et privées.

Chaque individu se confronte donc à une série de décalages : le premier, entre normes personnelles et sociales, et le deuxième entre le rôle qu’il doit jouer publiquement en fonction de son statut, et les opinions et émotions réellement ressenties, qui peuvent différer mais cependant rester personnelles. Un individu moderne « à la fois narcissicisé et malmené. » (Erving Goffman et sa notion de « figuration », reprise par Arlie Hoschchild dans son « travail émotionnel » intégrant la psychanalyse freudienne). « Du coup, nous pouvons considérer les émotions ressenties dans les interactions sociales comme le résultat, à la fois du type de relation entretenue avec l’interlocuteur (de travail, d’amitié…) du statut de l’interlocuteur (supérieur, ami, enfant…) et de la distribution du pouvoir dans cette interaction. Cette nécessité d’ajuster ce que l’on ressent avec ce que l’on doit ou non exprimer, représente un véritable travail, dans le monde de l’entreprise, mais aussi dans la vie quotidienne. »

 

Emmanuel Renault, a souhaité apporter quelques clarifications conceptuelles autour des rapports pouvant unir « émotions » et « travail ».

Selon lui, le point frappant dans les exposés précédents est que les deux concepts (émotion et travail) ont été utilisés dans des sens différents, et rattachés l’un à l’autre de manière également différente. Ce rapport entre émotions et travail n’étant pas abordé par une seule discipline, il lui semble toutefois normal que des significations différentes leur soient données. Significations sur lesquelles il est ensuite intervenu.

Concernant le « travail », il l’a entendu dans deux sens : tout d’abord un sens usuel technique, qui désigne un certain type d’activité sociale, de production. C’est son « sens immédiat ». Et ensuite un sens « plus large » et conceptuel, où le travail cesse d’être une activité spécifique, et inclue des activités subjectives. « Il n’y a pas que l’activité sur le lieu de travail. » (Hegel « travail du concept », Freud et le « travail du rêve », du deuil, ou encore Horchschild et son « travail émotionnel ») En fonction de ces deux sens possibles, il y aurait donc deux façons d’interroger les rapports entre travail et émotion : tout d’abord le rôle et la place que peuvent prendre les émotions du le lieu de travail, et ensuite un travail émotionnel plus large, qui peut aussi se retrouver en dehors du lieu de travail. Le concept de « travail émotionnel » semble par ailleurs imposer le fait, selon Emmanuel Renault, qu’il y aurait un décalage entre les émotions prescrites et les émotions ressenties, tout comme il y aurait distinction entre prescription du travail et réalités du travail.

Concernant l’émotion,  il serait plus difficile, selon le philosophe, de fixer son sens conceptuel. « Sans doute parce que ce concept n’appartient pas au vocabulaire théorique qui a été traditionnellement été utilisé pour penser la vie affective. Longtemps la philosophie a été la seule discipline à se pencher dessus. » Mais les philosophes ont préféré décrire la vie affective à travers les « passions (Descartes, Spinoza), la théorie des sentiments moraux (Smith)… Au départ, le concept d’émotion appartenait au domaine d’une psychologie ordinaire, spontanée, populaire, non théorique. Mais le philosophe soumet l’hypothèse qu’à partir de Darwin et de sa théorie des émotions, elle est passée au rang des concepts théoriques.

Emmanuel Renault s’est ensuite efforcé de distinguer « émotions » et « sentiments, puis « émotions » et « affects ».

1) Emotions /sentiments.Emotion travail 4

Tout d’abord, le sentiment (confiance, amitié) se penserait comme une disposition affective, qui s’opposerait à un événement affectif, plus ponctuel, que serait l’émotion. Celle-ci serait en outre toujours liée à des formes d’expression corporelle que l’on peut chercher à dissimuler.  En outre, l’émotion pourrait influer directement sur l’action (colère, par exemple), pouvant également l’inhiber (frayeur). Les émotions seraient donc ainsi des facteurs de réorientation de l’action. Le sentiment au contraire aurait d’autres types d’effets sur l’agir, participant plutôt à sa structuration. Ces deux concepts engageraient alors des questions de recherches différentes. « Mais dans bien des cas, la distinction est difficile. »

2) Emotions /affects.

Les émotions auraient une dimension consciente (d’ailleurs plus que les sentiments). « On sait que l’on est effrayé quand on l’est. Mais l’on n’a pas forcément conscience d’être en confiance. Certains sentiments relèvent du subconscient. » Le concept d’affect, lui, pourrait être utilisé pour désigner quelque chose de plus profond que les émotions et sentiments : processus inconscients, psychiques, produisant des effets sur les émotions et sentiments (par exemple dans la théorie Freudienne). Selon cette distinction, les sentiments et émotions renverraient alors aux dispositions affectives et aux mouvements affectifs ressentis, par opposition aux affects, structurants, mais non nécessairement ressentis (ex : la frayeur, qui a pour affect l’angoisse). La souffrance, notamment au travail, renverrait alors plus aux affects, et pourrait s’exprimer à travers différentes formes de sentiments et d’émotions.

« Mais les frontières sont difficiles à tracer et l’idée même d’une telle distinction engage des querelles épistémologiques entre disciplines. Ce qui pose la question de la possibilité d’une étude des sentiments et émotions sans prise en compte de la théorie des affects. » Si la psychanalyse soutiendrait qu’elle est incontournable, d’autres disciplines auraient tendance à le contester (sociologie, histoire, et certains programmes de recherche en psychologie).

 

Colloque travail&émotion1

 

Les questions du public ont notamment porté sur l’approche, par les sociologues, de l’émotion et la question de la psychologisation des rapports sociaux, sur le traitement de l’émotion par la sociologie qui « risque » de tomber dans la psychosociologie, ou encore sur le concept de « réorientation de l’action » évoqué par Emmanuel Renault.

 

 

 

 

Mini-biographies :

  • Aurélie Jeantet est sociologue (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Cresppa – Genre, Travail, Mobilités), membre du comité de rédaction de la revue Travailler, Revue internationale de Psychopathologie et de Psychodynamique du travail (Cnam) depuis 2004, après en avoir été rédactrice en chef de 2010 à 2014. Ses recherches actuelles portent sur les représentations sociales du travail, et sur les émotions au travail.

 

  •   Julien Bernard est sociologue, maître de conférence à l’université de Paris-Ouest Nanterre la Défense et chercheur à Sophiapol (équipe Lasco, Laboratoire de socio-anthropologie du contemporain). Ses recherches portent sur les émotions, la mort et les risques. Il est l’auteur de Croquemort. Une anthropologie des émotions, paru en 2009 aux éditions Métailié.

 

  • Emmanuel Renault est professeur de philosophie (Paris 10 Nanterre) et chercheur à Sophiapol. Ses recherches portent sur la philosophie sociale et politique contemporaine, sur l’histoire et les développements contemporains de la théorie critique, sur Hegel et l’histoire du hégélianisme et sur Marx et le marxisme. Il est notamment l’auteur, avec Gérard Duménil et Michael Löwy de Lire Marx (PUF, « Quadrige », 2009, 2e édition 2014), de Les 100 mots du marxisme (également avec G. Duménil et M. Löwy, PUF, « Que sais-je ? », 2009), ainsi que de Souffrances sociales. Sociologie, psychologie et politique (La Découverte, « Armillaire », 2008).

 

Audio-diffusion : Ecoutez les interventions

 

 

PARTIE 1 de la première session plénière réunissant du colloque « Émotions et Travail » – 16 octobre 2014. Temps:1h15

PARTIE 2 de la première session plénière réunissant du colloque « Émotions et Travail » – 16 octobre 2014. Temps:50 min

 

Bibliographies indicatives :

Image_a-lireProposée par Aurélie Jeantet :

 

Jeantet A., (2014) Notice « Travail émotionnel », Birh, A. et Pfefferkorn, R. (dir.), Dictionnaire des inégalités, Armand Colin.

Jeantet A. (2012), Notice « Émotion », in Antoine Bevort, Annette Jobert, Michel Lallement, Arnaud Mias (coord.), Dictionnaire du travail, Quadrige, PUF, 2012, pp. 234-240.

Jeantet A. (2012), Coordination du dossier « Cinéma et travail », Travailler, n°27, Introduction : pp.9-16.

Jeantet A. (2009) avec Héléna Hirata, Danièle Kergoat et Angelo Soares, « Controverse : le regard d’une certaine sociologie du travail sur la subjectivité », Travailler, n°22, pp.135-141.

Jeantet A. (2003), « A votre service ! La relation de service comme rapport social », Sociologie du Travail, vol. 45, n°2, pp. 191-209.

Jeantet A. (2002), « L’émotion prescrite au travail », Travailler, n°9, 99-112.

Image_a-lireProposée par Julien Bernard :

 

Bernard J., (2012), « Emotion, célébration, mise en mémoire : les rites funéraires », Candau, J., et Barthélémy, T., (dir.), Mémoire familiale, objets et économies affectives, Comité des sociétés historiques et scientifiques, p.101-114.

Bernard J., (2009), « De l’émotion et des postures affectives dans les situations sociales aussi diverses que celle du rap ou d’un enterrement », Cultures et sociétés, n°10.

Bernard J., (2009), « La construction sociale des rites funéraires. Une transaction affective essentielle », Pensée plurielle, n°20, « Transactions et sciences de l’homme et de la société », p.79-93.

Image_a-lireProposée par Emmanuel Renault :

 

Renault, E. (2013), « Identité et autonomie au travail », Travailler, n° 30, 2013.

Renault E. (2011), direction du dossier « Travail et dominations » avec A. Bidet-Mordrel, Revue Actuel Marx, n° 49.

Renault E. (2010), « Pathologie sociale et souffrance sociale », in S. Haber (dir.), Des pathologies sociales aux pathologies mentales, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté.

 

Ce colloque, lauréat 2013 du DIM Gestes a également reçus les soutiens de :

  • CNRS, Cresppa-GTM UMR 7217,
  • MSH Paris Nord,
  • Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3,
  • CNRS, Lise-CNAM UMR 3320.

Le colloque était ouvert au public, gratuit. Un “googleForms” était ouvert pour inscription

Comité d’Organisation

  • Régine BERCOT (Univ. Paris 8, Cresppa-GTM)
  • Diane DESPRAT (Univ. Paris 10, IDHE)
  • Aurélie JEANTET (Univ. Paris 3, Cresppa-GTM)
  • Albena TCHOLAKOVA (Lauréate du DIM Gestes, Cresppa-GTM)

Renseignements et programme était disponibles :

despratdiane@yahoo.fr   et   albena.tcholakova@cresppa.cnrs.fr

Colloque Emotions et travail_16&17octobre 2014,  le programme reste consultable en suivant ce lien

Ainsi que ce que nous en disions dès janvier 2014, en suivant ce lien

 

 

images_ile de france etoileLauréate 2013 du DIM GESTES,

cette manifestation scientifique est une des actions soutenues

sur financement du Conseil régional d’Ile-de-France.

 Restitutions mises en ligne le 21 Novembre 2014.

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