“Comment travaillera- t- on demain ?” Grand Angle du CNAM Mag’

Alors que France stratégie publie une grande enquête sur l’avenir du travail, interrogeant les possibles redéfinitions de l’emploi comme des statuts, et que la situation des demandeurs d’emplois est une préoccupation lancinante, ce quatrième numéro du cnam mag’ met à l’honneur toute la variété des expertises du Cnam sur ces sujets.

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Guillemets1Des possibles modèles d’organisations du travail aux nouvelles formes de reconnaissance des activités, en passant par l’apparition de savoir-faire managériaux innovants ou la survivance des discriminations dans le monde professionnel, nos enseignant.e.s chercheur.e.s décryptent ainsi pour vous ce que signifiera travailler demain.
Mais, si cet exercice de prospective est nécessaire et riche d’enseignements, il ne doit pas non plus masquer le fait qu’aujourd’hui plus de trois millions et demi de nos concitoyen.ne.s demeurent sans emploi et n’exercent aucune activité. Pour répondre à cet enjeu majeur, la formation professionnelle s’impose désormais, encore plus qu’hier, comme un outil incontournable d’accompagnement vers l’emploi, la promotion sociale, la réussite personnelle et collective. C’est pourquoi le Conservatoire, se mobilise au quotidien, à Paris comme en région ou à l’international, pour le retour de la croissance et du plein emploi.
C’est le cas lorsque nous co-construisons, avec nos centres régionaux mais aussi des organismes associatifs et des collectivités locales, le diplôme PASSE numérique, porté par le Réseau de la réussite Vincent-Merle et labellisé Grande école du numérique. Ce diplôme permettra très prochainement d’offrir à des jeunes sans qualification des solutions d’insertion professionnelle dans le secteur du numérique. C’est aussi le cas lorsque nous nous engageons auprès de l’association Pierre Claver pour l’accompagnement et l’orientation professionnelle des réfugiés du Proche-Orient et d’ailleurs.
C’est enfin le cas lorsque nous préparons une réponse coordonnée au plan d’urgence pour l’emploi annoncé par le président de la République en janvier dernier, et plus particulièrement à la mise en oeuvre des 500 000 actions de formation supplémentaires au bénéfice des personnes en recherche d’emploi.
Cette mobilisation générale de tous les personnels du Conservatoire sur le front de l’emploi nous permet de proposer rapidement des réponses concrètes et des solutions adaptées aux besoins de formation des personnes comme à ceux des territoires ou des entreprises.

Olivier Faron
Administrateur général
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Dans ce grand angle proposé par le CNAM Mag numéro 4, vous pourrez retrouver les contributions suivantes :
Le numéro dans son intégralité est téléchargeable ici en PDF.
– “Je désapprends mon métier constamment“, Vu d’ailleurs … avec Claude MonnierCNAM Mag0
Résumé :
Directeur des ressources humaines chez Sony Music, Claude Monnier est aux premières loges des mutations qui aectent actuellement son domaine professionnel. Il n’hésite pas à partager ses idées en participant à de nombreux colloques ou en intervenant dans le Mooc du Cnam Du Manager au leader. Son analyse, lucide et empreinte d’humanisme, évite les écueils du catastrophisme et de l’angélisme. Au delà de l’aspect purement technologique, il nous incite aussi à penser sous un angle culturel les transformations liées à l’avènement du digital.
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– “Les déclinaisons sociales de l’autonomie au travail” Vu d’ici … avec Michel Lallement
Résumé :
Que l’on considère les pratiques d’hier, celles qui dominent aujourd’hui ou encore les transformations à venir, l’organisation productive ne peut pas être dissociée d’un enjeu majeur, celui de l’autonomie au travail. Après le temps du taylorisme, caractérisé par des formes d’autonomie clandestines, c’est une « autonomie sous contrainte », avec son lot de pathologies nouvelles, qui s’est imposée au plus grand nombre. Le développement de l’économie numérique peut être l’occasion d’inventer de nouvelles organisations capables d’associer autonomie, créativité et démocratie au travail.
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– “Comment managera-t-on demain ? ” par Cécile Dejoux
Résumé :
Demain, chacun aura diérents rôles (animateur, expert, tuteur, formateur, consultant, influenceur, communicateur…) dans diérents écosystèmes de travail (l’entreprise, la plateforme, l’association, les communautés de pratique, les organisations de temps partagé…). Manager ne sera plus un métier mais un savoir-faire indispensable pour réussir à s’intégrer et participer à un travail collectif et collaboratif en présentiel comme à distance.
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– “L’avenir du droit du travail : entre avancée et régression, quel sera le sens du vent ?” par Anne LeNouvelCNAM Mag3
Résumé :
Le discours ambiant s’accorde pour charger le droit du travail de tous les maux ! Certains sont vent debout pour dire qu’il est responsable du chômage, d’autres, qu’il serait un frein à l’emploi et à la compétitivité des entreprises… Sans parler des défauts dont on accable le Code du travail, qui serait trop gros, trop compliqué, trop indigeste… Il faudrait ainsi tout remettre à plat, repartir sur d’autres bases, plus adaptées à notre monde qui change, aux rapports sociaux qui évoluent, aux interlocuteurs qui ne sont plus les mêmes. Le droit du travail n’a-t-il plus le vent en poupe ?
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– “Les discriminations au travail: vulnérabilité et différentialisme” par Dominique Lhuilier
Résumé :
On observe depuis une dizaine d’années une montée en puissance de la lutte contre les discriminations qui se signale notamment par une intense activité législative. Celle-ci procède d’une reconnaissance de l’ampleur et de la diversité du phénomène. La problématique de la discrimination suppose de convoquer deux niveaux d’analyse: celui qui vise à repérer les processus de production des inégalités qui font le lit des différences de traitement et celui qui explore les processus de crispation de la distinction et de dévalorisation qui caractérisent la discrimination.
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– “La reconnaissance au cœur des attentes des salariés” par Maëlezig BigiCNAM Mag
Résumé :
En 1988, des milliers d’infirmières manifestaient pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur métier. Ce mouvement montre qu’au tournant des années 1990, la question de la reconnaissance commence à apparaître sur la scène publique dans un monde du travail marqué par les tentatives de dépassement du taylorisme, l’eritement des collectifs et la mobilisation de la subjectivité. Une vaste enquête qualitative menée auprès de salariés, de dirigeants et de représentants syndicaux confirme la force de ces attentes de reconnaissance souvent déçues.
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– “L’avenir de la coopération dans Grand angle le monde du travail sera-t-il technologique ou coopératif ?” par Flore Barcellini
Résumé :
Co-bots, wikis, et espaces collaboratifs… L’avenir de la coopération dans le monde du travail est-elle uniquement technologique? Il semble qu’elle soit pensée comme telle, mais au-delà de cette vision purement technologique de l’avenir, il ne tient qu’à «nous» de militer également pour des organisations du travail plus coopératives, en rupture avec les organisations du travail classique… Cela ne va pas de soi, car cela requiert une véritable «ingénierie» de la discussion et de la coopération qui soit centrée sur le travail réel et ses évolutions…
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Le numéro dans son intégralité est téléchargeable ici en PDF.

Info relayée par le DIM Gestes, le Mercredi 27 Avril 2016.

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