DIM Gestes, évaluation de fin de parcours par le Conseil Scientifique Régional…

Image_DIM Gestes Evaluation de fin de parcours 2012-2015 le 15 Octobre 2015Le 15 Octobre dernier, le DIM Gestes a présenté son bilan, auditionné par le Conseil Scientifique Régional Ile-de-France, à Paris, en présence de la vice-présidente de la région en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mme Isabelle This Saint Jean.

Le CSR était présidé par Jean-Antoine Girault, Médecin, neurobiologiste et neurologue, directeur de l’institut du Fer à Moulin et directeur de recherche à l’Inserm. Ce Conseil, resserré autour de 20 chercheurs reconnus, est chargé de veiller à ce que les grandes orientations des politiques de l’Ile-de-France “soient prises dans l’intérêt de la recherche, de l’ensemble des chercheurs mais aussi de la région” qui concentre pas moins de 40 % de la recherche française.

 

Evaluation de fin de parcours, une occasion de transmettre au CSR les Paroles d’Experts du conseil scientifique du DIM Gestes :

  • Michel Vézina (épidémiologiste, CANADA) « Il faut d’abord souligner le courage du Conseil Régional d’avoir eu l’audace de mettre de l’avant ce programme. Cette initiative est d’autant plus louable qu’il n’existe pas, à ma connaissance, de programme comparable qui vise à mobiliser les chercheurs en sciences humaines et sociales.»….lire la suite…
  • Françoise Carré (économiste, ETATS-UNIS) « Je souhaite souligner la qualité des candidats et candidates qui a progressé au fil des années. Un énorme travail de préparation. Il est difficile d’imaginer qu’un si petite équipe ait pu en faire autant, sur le plan administratif/organisationnel, et sur le plan du contenu/substance.»….lire la suite…
  • Eric Geerkens (historien, BELGIQUE) « Pour un expert étranger, le travail au sein du conseil scientifique du DIM Gestes s’est avéré bien plus enrichissant que celui qui se mène dans les institutions scientifiques nationales qui réunissent des experts par matière »….lire la suite…
  • Loïc Lerouge (juriste, FRANCE) « Le DIM Gestes a offert l’opportunité collective de lancer de jeunes chercheurs à travers la reconnaissance et le soutien de leurs travaux, de la promotion du travail et de la santé au travail. Ce fut également une sorte d’expérimentation qui a fait se côtoyer plusieurs disciplines et collègues autour d’un objet commun, celui du travail et de la santé. L’expérience fut très enrichissante et une réussite. »….lire la suite…
  • Jean-Pierre Minary (psychologue, FRANCE) « la haute tenue des échanges scientifiques, l’ouverture aux disciplines, méthodes et épistémologies différentes a donné, c’est en tout cas ma certitude, une valeur importante au champ sur lequel nous avons travaillé, c’est-à-dire celui du travail et de la souffrance au travail. »….lire la suite…

….lire la suite, ici  : Evaluation du DIM – Paroles d’Experts 2015

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Evaluation du DIM Groupe d’études sur le travail et la souffrance au travail Gestes

En préambule, tous les chercheurs et agents impliqués dans le DIM Gestes, et au premier chef ses lauréats d’une part et les membres impliqués dans ses instances d’autre part, souhaitent remercier la Région Île-de-France pour son engagement financier qui a permis de fédérer et de développer un réseau scientifique comme celui de Gestes. Ils espèrent que le dispositif des Domaines d’Intérêt Majeur sera reconduit l’année prochaine, afin de pouvoir y concourir tant l’intérêt est grand, au sein de la communauté scientifique mais aussi de celle des professionnels et du grand public pour les questions du travail, de l’emploi et de la santé au travail.

 

1) LE DOMAINE SCIENTIFIQUE ET LES GRANDS OBJECTIFS DU DIM GESTES

Le DIM Gestes est né à l’automne 2011 d’une sollicitation de la Région Île-de-France qui a proposé la thématique du travail et de la souffrance au travail, parmi celles qu’elle se proposait de financer dans le cadre du dispositif des Domaines d’Intérêt Majeur. La recherche sur le travail est en effet importante, notamment en Île-de-France, mais particulièrement fragmentée, que ce soit au niveau institutionnel ou disciplinaire. Non seulement de nombreuses disciplines prennent pour objet le travail, comme la psychologie, la sociologie, la gestion, l’économie, le droit, l’histoire, l’ergonomie, l’épidémiologie, les sciences politiques ou la philosophie, mais il a été noté à quel point la recherche sur le travail est rarement le seul domaine de spécialité des équipes de recherche (à part en ergonomie).

Construire un réseau scientifique autour du travail en Île-de-France est ainsi apparu comme l’un des premiers objectifs de Gestes. Ceci explique en bonne part la volonté des chercheurs, impliqués depuis 4 ans, à développer des manifestations scientifiques et à construire un site internet dynamique : www.gestes.net.

Le second objectif a été de financer la recherche sur le travail et la souffrance au travail en soutenant les travaux de thèse, de post-doctorat et les manifestations scientifiques en Île-de-France.

De ce point de vue, le domaine scientifique de Gestes a été conçu dans un sens large qui ne s’est pas restreint à la manière dont le débat public avait mis en avant la question de la souffrance au travail à la fin des années 2000. Certes, la question des suicides au travail a été abordée, notamment par ses meilleurs spécialistes et ce dès la première année de fonctionnement du DIM (colloque organisé par C. Dejours en 2012). Mais, à l’élaboration du projet scientifique, il s’est agi de traiter du travail en général et de ses conditions, et donc de l’emploi, de son cadre spatial et temporel, de ses significations et des valeurs dont travail et emploi sont investis, et pas uniquement de la souffrance ou même de la santé au travail.

2) LE DIM GESTES: PERIMETRE ET EVOLUTIONS

Le DIM Gestes a initialement fédéré 30 équipes de sciences sociales. 202 chercheurs et enseignant chercheurs et une quarantaine d’étudiants en thèse, post-doctorats ou d’autres statuts ont soutenu le texte de réponse à l’appel à projet.

Image_DIM Gestes projet denvergureAu cours de ces quatre années, 4 nouvelles équipes l’ont rejoint. 25 établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche en constituent les tutelles, regroupant 12 universités et 13 autres institutions – CNRS, INSERM, Ecoles normales supérieures, Ecoles de commerce, etc.1.

Note1/L’UPMC est invité à rejoindre le réseau prochainement.

En décembre 2013, le DIM a créé un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) soutenu par 20 établissements signataires (dont le CNRS), auxquels s’ajoutent 3 établissements signant des conventions d’association.

 

3) ORGANISATION DE GESTES

Le DIM Gestes est composé de quatre instances de gouvernance :

– Le Conseil Scientifique donne ses avis sur les orientations stratégiques des campagnes de sélection des lauréats.

Il examine la pertinence des projets et sélectionne ceux que le DIM Gestes finance. Il est composé de 16 membres permanents non franciliens.

– Le Conseil d’Orientation (représentation des laboratoires) est l’organe opérationnel du groupe, composé de 66 membres. Il définit les programmes, les thèmes prioritaires et lance les appels à projets.

– Le Bureau, élu par le Conseil d’Orientation, comprend 9 sièges, représentant la diversité des disciplines du DIM Gestes. Il se réunit mensuellement pour élaborer les propositions soumises au CO et assurer la mise en œuvre des projets scientifiques du DIM ainsi que le bon déroulement des campagnes de sélection.

– Le Conseil d’Administration vote une fois par an le rapport d’activité, l’exécution des budgets et les dépenses et recettes attendues. Il est composé des représentants des établissements et présidé par Pierre-Paul Zalio, président de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. Un représentant de la Région Ile-de-France y siège également, sans voix délibérative.

Image_Subvention DIM GESTESL’organisation de Gestes est restée financièrement « économe », tant pour les financements Région que pour l’Etablissement support, grâce aux apports directs en matériels et personnels d’appui (gratuité des salles le plus souvent, prêts de matériels, mise à disposition des personnels logistique et technique lors d’évènements, etc…) et à la prise en charge des salaires des personnels de direction (scientifique et administrative) par les Etablissements partenaires.

 

 

 

 

4) LES PRINCIPALES ACTIONS DU DIM GESTES

Les campagnes de sélection annuelles

Trois appels à projets sont lancés chaque année : allocations doctorales, allocations postdoctorales, manifestations scientifiques. Il n’y a pas d’équipements proposés en SHS. La procédure de sélection2 fonctionne en 3 étapes :

– Les dossiers soumis sont expertisés en amont par le secrétariat administratif afin de vérifier leur recevabilité administrative et juridique au regard des critères d’éligibilité du programme.

– Les dossiers éligibles sont étudiés par le Bureau qui désigne des binômes d’experts, issus du Conseil Scientifique (l’un de la discipline du candidat, l’autre d’une autre discipline). Ceux-ci évaluent les dossiers.

– Les candidats ayant été retenus lors de ces 2 étapes de sélection sont ensuite auditionnés par le Conseil Scientifique. Ce tour final permet aux experts du Conseil Scientifique d’approfondir leur connaissance des dossiers et d’affirmer leurs expertises.

Ces campagnes ont permis de soutenir 51 lauréats en 4 ans : 18 allocations doctorales (sur 123 candidatures), 14 allocations post-doctorales (sur 49 candidatures) et 19 manifestations scientifiques séminaires, journées d’études et colloques – (sur 22 projets).

Zoom sur les 19 Manifestations Scientifiques lauréates :

Image_DIM Gestes Zoom sur les 19 MScientifiques Lauréates

note2/ Quelques principes ont été retenus et mis en oeuvre : excellence du projet porté par le candidat ; une étape d’audition des candidats par le Conseil scientifique ; allocations et soutiens financiers non conditionnés à l’adhésion préalable au réseau Gestes ; respect de règles déontologiques et de prévention des risques de conflits d’intérêt lors des sélections ; conception ouverte des manières d’étudier le lien entre santé et travail.

Zoom sur les équipes de recherche bénéficiaires : Image_DIM Gestes équipes de recherche bénéficiaires

Les activités scientifiques, en propre

Image_DIM Gestes évènements organisésLe bilan scientifique fait état des cycles de séminaires mensuels, interdisciplinaires dont « la mesure et le travail » 2012- 2013 (6 séances), les « Dits de Gestes » 2013-2014 (9 séances) puis les « Lieux-Dits du Gestes » 2014-2015 (8 séances), associés en point d’orgue au séminaire résidentiel sur 2 journées et demi d’études « La Geste du DIM » regroupant tous les Lauréats et de nombreux chercheurs du Réseau en avril 2014 et un séminaire exceptionnel sur « Langage-Art et travail » en juin 2014.

 

A ces rencontres récurrentes s’ajoutent trois colloques construits à partir d’appels à communications à comité de sélection. La première journée thématique du 13 novembre 2012 portait sur le thème « Dire et entendre la souffrance au travail » avec 130 inscrits dont une trentaine d’intervenants. Puis deux colloques internationaux, gratuits avec inscriptions obligatoires, ont été organisés : les 10 et 11 juin 2013 sur le thème « Changer le travail : soulager la souffrance, éradiquer les facteurs de risques, soigner le travail ? » avec 650 inscrits dont 130 intervenants ; les 11 et 12 juin 2015 sur le thème « Agir sur la santé au travail : acteurs, pratiques et dispositifs autour des enjeux psychosociaux » avec plus de 700 inscrits, et 120 intervenants.

Image_DIM Gestes 3 programmes scientifiques pour 2015-2016Aussi, les actions scientifiques se poursuivent en 2015-2016 dans cet esprit d’ouverture, de valorisation des travaux de la recherche sur le travail, et notamment vers le jeune public avec trois opérations programmées, donnant lieu, à nouveau, à productions de contenus scientifiques restitués par le DIM Gestes :

 

 

 

Les « DUO-du-DIM », donnant à voir et entendre les productions scientifiques des lauréats du DIM Gestes (chaque séance est l’occasion d’un échange entre deux lauréats sur une même thématique ou objet) ;

« Passer Gestes en revue », donnant lieu à la publication d’un dossier dans une revue à comité de lecture, avec le lancement d’un appel à articles très largement diffusé par la communauté du DIM Gestes ;

« Ecrire le Travail » un concours destiné aux jeunes collégiens et lycées franciliens, associant les enseignants. Le concours sera organisé par le rectorat de Versailles en partenariat avec le DIM Gestes qui organisera la constitution et réunion d’un jury associant les académiques du réseau Gestes, allant à la rencontre de ce jeune public, et des personnalités du monde artistique et littéraire, l’organisation d’une cérémonie de remise de prix et le travail éditorial d’un ouvrage collectif autour des textes primés.

 

5) LES AVANCEES SCIENTIFIQUES FAVORISEES DIRECTEMENT PAR LE SOUTIEN DU DIM DEPUIS 2011

Au-delà des publications et productions (voir annexe) des allocataires ou issues des manifestations scientifiques soutenues financièrement par le DIM Gestes (dont nous ne manquons pas de faire écho sur le site gestes.net), les avancées s’inscrivent dans la conjonction, la convergence et l’ouverture :

– La pluridisciplinarité a permis l’enrichissement des regards croisés.

– La multiplication et la pérennisation des rencontres (diversité de moments et de formats, accès gratuit, proximité entre les orateurs et l’auditoire) ont facilité les recoupements et les collaborations.

– La diversité des provenances des intervenants (chercheurs et professionnels) ont accéléré la convergence sémantique, le partage des concepts, des méthodes et des expériences.

 

6) QUELLE A ETE LA VALEUR AJOUTEE DU DIM GESTES DANS SON DOMAINE ?

Le premier apport du DIM Gestes se situe sur le plan de la structuration de la recherche et des échanges scientifiques dans le domaine du travail et de la santé au travail. Par les financements de projets de jeunes chercheurs (en thèse ou en post doctorat) et de manifestations scientifiques, le DIM a permis des échanges interdisciplinaires sur un objet dont la nature exige la multiplication des regards. Les confrontations ainsi réalisées via des dispositifs qu’a développés le DIM (colloques, séminaires mensuels) ont permis d’enrichir l’analyse du travail. L’implication du Conseil Scientifique, constitué pour plus de la moitié de chercheurs étrangers, aussi bien dans la sélection des candidats et le suivi des lauréats que dans l’organisation des colloques du DIM, a aussi permis la discussion des approches particulièrement développées en France pour l’analyse du travail et de la souffrance au travail, que ce soit en ergonomie ou en psychologie, en sociologie ou en épidémiologie.

Un second apport est à noter en termes d’impacts et d’échanges entre chercheurs et acteurs du monde du travail – et plus particulièrement de la santé au travail. Les trois colloques organisés par le DIM ont mobilisé de nombreux intervenants professionnels, au point que le dernier colloque a sollicité leur prise de parole et la mise en débat des recherches et interventions menées en matière de prévention des risques psychosociaux. Revêtant un format audacieux et original, il a organisé les échanges autour de deux principes: donner un temps de parole égal aux communicants et discutants venant du monde de la recherche et à ceux venant du monde du travail; plutôt qu’endosser une posture de transmission d’un savoir, instruire des interrogations fondamentales pour que chacun s’ouvre à la discussion, au débat, voire à la controverse. La dernière année du DIM est d’ailleurs placée sous le signe d’un nouvel élargissement puisque le projet « Ecrire le Travail » entend s’ouvrir aux lycéens et enseignants franciliens, autour des représentations et significations du travail aujourd’hui et demain.

 

7) LE DIM A-T-IL CONTRIBUE AU FRANCHISSEMENT DES FRONTIERES INSTITUTIONNELLES EXISTANTES POUR LA STRUCTURATION ET/OU LE MAINTIEN DE COLLABORATIONS ?

Des éléments de réponse ont été apportés à ce propos ci-dessus : les frontières institutionnelles, disciplinaires mais aussi professionnelles ont été travaillées, franchies, (re)traversées et ont fait l’objet d’une réflexion approfondie par les chercheurs impliqués dans Gestes.

Image_DIM Gestes Zoom sur le Site InternetLe site internet a constitué une caisse de résonance et une manière d’amplifier ces franchissements, en mettant en valeur en particulier les recherches financées par le DIM et à disposition les actes de la plupart des manifestations, échanges et colloques qu’il a soutenus. La fréquentation du site du DIM3 atteste du fait que Gestes est devenu une référence non seulement au sein du monde académique mais aussi au-delà, en particulier auprès des nombreux intervenants en matière de santé au travail, ou même de simples salariés ou travailleurs.

 

note 3/ Nous recensons aujourd’hui 2 400 abonnés à notre newsletter et 12 000 visiteurs sur gestes.net (du 25 août au 25 septembre 2015)

 

8) QUELLES DIFFICULTES OU LIMITATIONS AVEZ-VOUS RENCONTREES ?

Le DIM Gestes a rencontré plusieurs problèmes enchâssés : le premier est l’éloignement et la dispersion des chercheurs sur le territoire francilien, y compris des membres du Bureau et de ses co directeurs. Les réunions bisannuelles pour le Conseil d’Orientation et mensuelles pour le Bureau, et surtout le suivi opérationnel, aux côtés de l’équipe administrative qui s’occupe au quotidien du DIM, localisée à Malakoff, n’ont pas été facilités par cette dispersion, rançon de l’éclatement et de l’étendue de la communauté investie dans le DIM.

Cette limitation s’est trouvée accrue par le positionnement de l’établissement support, dont aucun des deux codirecteurs n’était membre : considéré, surtout après 2013, comme un « coût », le DIM a bien obtenu de disposer de locaux en son sein ; cependant le désengagement des services administratifs et financiers centraux de leurs obligations contractuelles prévus par convention a conduit à une intensification et un report de très nombreuses tâches vers l’équipe de coordination administrative et à la démission des deux co-directeurs en juillet 2015, amenant le Bureau (dont ils restent membres et qui a soutenu leur décision) à se positionner collégialement pour soutenir la charge.

L’une des difficultés tient de ce point de vue à la charge de travail particulièrement élevés, à la taille très réduite de l’équipe administrative (relativement aux autres DIM) et au relatif flou quant à la répartition des tâches entre établissement support et équipe administrative montée pour le projet, surtout dans le cas du DIM Gestes, dont la secrétaire générale n’est pas un agent de l’établissement, mais un personnel dédié par le CNRS. Ce contexte a contribué au développement d’une situation de souffrance au travail grave, en voie de résolution en septembre et octobre 2015 et a occasionné une réflexion sur le dispositif lui-même et les manières de l’améliorer.

 

9) QUELLES SONT LES PERSPECTIVES D’EVOLUTION DE VOTRE RESEAU A L’ISSUE DE LA LABELLISATION ACTUELLE ?

Le DIM Gestes a contribué significativement à structurer une communauté de chercheurs franciliens sur la thématique du travail. L’éclatement disciplinaire et institutionnel initial n’a pas disparu, loin de là ; mais un réseau existe, qui contribue à faire dialoguer ces disciplines et à dépasser les clivages institutionnels – à une période pourtant de forte mise en concurrence des établissements entre eux.

Ce réseau est toutefois encore fragile et c’est pourquoi il apparaît nécessaire qu’il bénéficie d’une nouvelle labellisation par la région Île-de-France, avec un soutien financier similaire, pour qu’il puisse se solidifier, et se développer dans les années à venir. Le réseau reste mobilisé et entend poursuivre son développement en s’appuyant entre autres sur le GIS créé fin 2013, pour rechercher des sources de financement complémentaires et pouvoir accroître sa capacité à structurer la recherche sur le travail en Île-de-France.

Il est évident qu’en cas de non reconduite des dispositifs DIM – ou de non reconduction de Gestes dans le cadre de ces dispositifs s’ils sont reconduits -, le réseau ne pourra assurer son rôle de structuration avec la même ampleur.

Dans la perspective de préparer un « DIM 2 », le Bureau et la direction du DIM seront renouvelés mi-novembre 2015, en s’appuyant sur une majorité des membres actuels du Bureau qui entendent poursuivre leur investissement au sein du Gestes.

 

10) PENSEZ-VOUS QUE LE DISPOSITIF DIM DOIVE ETRE MAINTENU DANS LE FUTUR ?

Comme cela vient d’être énoncé, le dispositif DIM est apparu comme un levier essentiel pour la structuration de la recherche sur le travail et la santé au travail en Île-de-France. Nous sommes donc très attachés à son maintien. Des modifications pourraient toutefois être apportées au dispositif, pour en faciliter l’appropriation par les chercheurs et les établissements supports.

Du côté des chercheurs, plusieurs modifications pourraient permettre d’accroître son intérêt. Le Bureau actuel du DIM en voit au moins deux aujourd’hui :

– la première serait de moins restreindre la possibilité de financer des post-doctorants en assouplissant les conditions d’éligibilité, en permettant en particulier à des jeunes chercheurs de candidater même s’il ne s’agit pas de leur premier post-doctorat ou contrat de chercheur en France. La lutte contre la précarisation qui explique en bonne part la limitation pour laquelle a opté la Région est partagée par les membres de Gestes.

Pour autant, l’insertion des jeunes docteurs est rendue plus difficile par ce type de restriction, qui pourrait être maintenue sur le principe mais élargie dans le temps (ex : candidature possible au maximum 2 ans après l’obtention du doctorat).

– Une seconde proposition serait de permettre le financement de projets de recherche, hors des campagnes de sélections par les DIM. Le soutien à la recherche via le financement de bourses doctorales, postdoctorales et à des manifestations scientifiques est en effet essentiel ; mais en sciences sociales, des financements de 10 à 15kE suffisent pour permettre la réalisation d’enquêtes et de recherches approfondies de deux à trois ans.

Permettre la possibilité aux DIM de financer directement des opérations de recherche – dans le cadre d’un budget limité (par exemple 10% du total du financement attribuée par la Région, afin de préserver la priorité à la jeune recherche et aux manifestations scientifiques) – ouvrirait la possibilité d’orienter pour une petite part la production de recherches sur des angles morts ou des questions émergentes ou peu traitées, et de compléter ainsi la production des savoirs sur le travail.

Du côté des établissements supports, un guide des DIM (centré sur le fonctionnement du circuit administratif et financier) et une réunion avec un représentant des établissements supports (direction et direction financière ou administrative) – en amont de la sélection des DIM – pourraient permettre de faciliter la mise à disposition de ces informations et l’appropriation ultérieure, une fois le projet labellisé, par les établissements supports, de leurs obligations vis-à-vis du Conseil régional, financeur du dispositif. Des réunions techniques annuelles permettraient ensuite d’accompagner les établissements dans le suivi de leurs engagements.

 

11) AUTRES REMARQUES ET SUGGESTIONS

 

 

Ce bilan à été adressé au Conseil Scientifique Régional le 25 septembre, préparation de l’audition pour l’évaluation de fin de parcours du 15 Octobre 2015.

 

Cet article au format .pdf est disponible au téléchargement ici. Web_Article_DIM Gestes, évaluation de fin de parcours par le Conseil Scientifique Régional 2015 10 30. Bonne lecture à tous.

Mis en ligne par le DIM Gestes, le Vendredi 30 Octobre 2015.

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