13 novembre, Introduction / “Dire et entendre la souffrance au travail”

 Le DIM Gestes a organisé, mardi 13 novembre 2012, sa première journée thématique à l’ENS Cachan, intitulée “Dire et entendre la souffrance au travail”. Retour sur les prises de parole qui ont ponctué ce rendez-vous tout au long de la journée.

Lire le compte rendu de la première table ronde : expertise et évaluation de la souffrance, les instruments et les acteurs

Lire le compte rendu de la seconde table ronde : au croisement des savoirs et des discours

Michel Gollac et Jérôme Pélisse, coordinateurs du DIM Gestes, accueillent tout d’abord l’ensemble des participants aux côtés d’Isabelle This Saint-Jean, vice-présidente chargée de la recherche du Conseil régional d’Île de France.

“Le Gestes, groupe d’étude sur le travail et la souffrance au travail, est un réseau de recherches pluridisciplinaires”, rappelle Michel Gollac en guise d’introduction. “On compte notamment parmi nous des économistes, des ergonomes, des psychologues, des spécialistes de la médecine du travail, du personnel hospitalier, des spécialistes de la gestion, des juristes, des sociologues… Beaucoup de disciplines sont représentées et commencent à dialoguer entre elles !”

Le Gestes a obtenu le label de Domaine d’Intérêt Majeur pour les quatre prochaines années, indique-t-il avant de rappeler l’ampleur de ce réseau, qui rassemble 200 chercheurs, 30 labos et centres de recherche et 24 établissements porteurs de ces centres de recherche.

Michel Gollac revient également sur les thèmes de travail du DIM Gestes : le déni, l’expression et l’objectivation du travail et de la souffrance au travail.

Écouter l’intervention de Michel Gollac

Jérôme Pélisse intervient à son tour pour présenter les principales activités du Gestes. Tout d’abord financer la recherche, en particulier les activités des jeunes chercheurs : allocations de thèses et post-doctorats. Mais aussi soutenir des manifestations scientifiques proposées par les chercheurs membres du DIM, avec un système de financement partiel.

Le DIM Gestes mène également ses propres activités avec des appels à projets pour des manifestations, des thèses et des post-doctorats… Cette campagne doit s’ouvrir courant novembre. Le DIM mettra l’accent sur la multi-disciplinarité, indique Jérôme Pélisse, évoquant la nécessité de s’ouvrir à l’Histoire, à la gestion, au droit…

Écouter l’intervention de Jérôme Pélisse

 C’est ensuite au tour d’Isabelle This Saint Jean, qui livre sur les travaux du DIM Gestes le point de la vue de la région Île-de-France, qu’elle représente aujourd’hui :

“La problématique abordée par votre réseau est tout à fait essentielle aux yeux de la Région”, explique-t-elle avant d’indiquer les raisons pour lesquelles le Conseil régional a accordé au Gestes son statut de Domaine d’Intérêt Majeur : dans le domaine de la souffrance au travail, énumère la vice-présidente chargée de la recherche au Conseil régional, “il y a encore beaucoup de terrain à défricher, beaucoup de questions en suspens… La richesse de la communauté scientifique que le DIM Gestes était en mesure de mobiliser, la diversité des disciplines représentées, tout cela garantissait une avancée sur cette thématique.”

Pourquoi la Région souhaite-t-elle investir dans la recherche ? Le savoir et la connaissance sont des valeurs en soi, des valeurs émancipatrices, explique Isabelle This Saint-Jean, pour qui la recherche et l’innovation sont intimement liées.

Elle rappelle enfin les quatre grandes priorités de l’Île-de-France vis-à-vis de la communauté scientifique : les conditions de vie et d’étude, l’emploi scientifique, la recherche… Mais aussi la nécessité de rétablir le dialogue entre les citoyens, la communauté scientifique et les élus, l’image de la recherche étant selon elle dégradée aux yeux du public.

Ecouter l’intervention d’Isabelle This Saint-Jean

Compte rendu réalisé par Nicolas Gauduin.
Un grand merci à Agnès Vignes pour l’enregistrement de qualité de toutes les interventions.

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