Emotions et travail : Quels apports sociologiques? débute le 30 janvier 2014, Paris

Image_Echelle des EmotionsManifestation scientifique lauréate du Dim Gestes en 2013, le séminaire « Emotions et travail : quels apports sociologiques ? Portée heuristique et effets d’une approche du travail en termes d’émotions » devrait comporter quatre séances d’ici juin 2014 et se clôturera par un colloque international.

 

 

Un affect “violemment” somatisé : le dégoût professionnel, entre aveu et dénégation

Cette première séance est programmée le Jeudi 30 janvier 2014 de 14h à 17h,

Affiche_MS CRESPPA_JEANTET émotions et travail séminaire 2014Intervenants : Dominique Memmi, Politologue et sociologue, Directrice de recherche CNRS / CRESPPA – CSU, et

Gilles Raveneau, Ethnologue, Maître de conférences, Univ. Paris Ouest Nanterre La Défense / LESC

Discutantes : Diane Desprat, Sociologue, Doctorante, Université Paris Ouest Nanterre La Défense / IDHE, et

Isabelle Gernet, Psychologue, Maître de conférences, Université Paris Descartes / LPCP

Lieu du séminaire : ouvert au public, sans inscription

Site Pouchet, 59 rue Pouchet, Paris 17ème / salle de conférences, Métro « Guy Môquet » ou « Brochant », ligne 13 ; bus n°66 arrêt « La Jonquière »

Le point de départ du séminaire est le constat et la proposition suivants, envisagés dans une confrontation pluridisciplinaire :

Les organisations de travail entendent de plus en plus mobiliser les émotions des travailleurs, qui expriment pour leur part un malaise croissant au travail. Les premières mettent les émotions au travail en les normant et en les instrumentalisant (le « travail émotionnel »), les seconds éprouvent une large palette d’émotions, parmi lesquelles la peur, l’ennui, l’excitation sont sans doute les plus courantes. Mais loin d’être homogènes, des colorations émotionnelles varient en fonction du métier, des formations suivies à l’origine, du genre…

Aujourd’hui, prendre en considération les émotions au travail est une démarche incontournable pour qui veut saisir les enjeux sociaux et subjectifs du travail et les transformations organisationnelles, afin de comprendre tant les moteurs et les capacités d’expression de soi recelés par le travail, que la souffrance et les conflits dont c’est la scène.

Le concept d’émotion se caractérise notamment par sa double valence, positive et négative, et par son caractère relationnel. Sa portée heuristique est grande ; reste à entreprendre de le renforcer. Non seulement le concept d’émotion oblige à une observation et une écoute fines et outillées de ce qui se passe au travail, mais en plus, dans son acception sociologique, il incite à une problématisation qui dépasse la conception interne, naturelle et individuelle, pour mettre l’accent sur les rapports que les individus tissent avec leur activité, avec les autres (collègues, subordonnés, supérieurs, clients ou publics), avec le monde et ses valeurs, avec eux-mêmes, enfin (de manière incarnée et prenant place au sein d’une histoire singulière).

Responsabilité scientifique : Aurélie Jeantet (Maître de conférences, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, CRESPPA-GTM)

Renseignements : Diane Desprat : despratdiane@yahoo.fr

Albena Tcholakova : albena.tcholakova@laposte.net

 

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