Expertise en santé au travail? Séance 7…restitutions par le DIM Gestes

Image_Décision et santé au travailPour cette Manifestation, lauréate du DIM Gestes en 2014, le cycle des séminaires se termine prochainement.

Voici ce que nous en disions dans une “Actu à la Une”, postée le 21 juillet 2014.  http://gestes.net/equiper-prise-decision-en-sante-au-travail-10-octobre/

Aussi, sa séance N°7 du 10 avril 2015 s’est tenue dans les locaux de l’Université Paris-Dauphine. elle avait pour thème : 

 

“Le rôle de l’expertise dans l’émergence et la définition des problèmes de santé au travail. Les «risques psycho-sociaux»,

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Bandes sons+Biographies+Bibliographies indicatives ci-dessous, permettront d’en découvrir plus. La restitution proposée ici par le DIM Gestes, porte uniquement sur une partie des propos de la matinée.

 

1ère partie de la matinée : Risques psychosociaux : ascension, gloire et disgrâce d’une catégorie scientifico-politique.

Intervenant : Thomas Coutrot, économiste, responsable du département « Conditions de travail et santé » à la DARES, Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Image_MS 2014 Santé au travail_Intervention Thomas COUTROT_2015 04 10_1Thomas Coutrot a axé sa présentation sur les débats qui ont eu lieu depuis quelques décennies autour des conditions de travail, pour déboucher (temporairement ?) sur la notion de « risques psychosociaux ». Quatre périodes pourraient selon lui être distinguées au gré des fluctuations économiques, tant il est vrai que le débat social sur le travail a un « caractère contracylique ». « Quand le chômage est bas, le débat peut porter sur les contions de travail, mais quand il augmente, le travail disparaît derrière l’emploi. »

 

Selon l’économiste donc, le débat sur le problème des mauvaises conditions de travail a connu son apogée dans la période de l’après-68, avec la crise du taylorisme et la « révolte des OS », ou encore la création de l’Anact en 1973. La crise commencée en 1973-74 a éclipsé le travail. Il est ensuite revenu avec la période de reprise économique vers la fin des années 1980/début 1990, porté par une partie du patronat progressiste et la ministre Aubry (« Changer le travail »).

trois quart tempsLors de la nouvelle période de crise au milieu des années 1990, c’est davantage la question du partage du temps de travail, et non celle des conditions de travail, qui a été évoquée. Puis la nouvelle reprise économique autour de 1998 a vu la généralisation du débat sur la souffrance au travail, et une focalisation sur le stress (cf. notamment les ouvrages de Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement moral, qui a abouti à la loi de 2002, et celui de Christophe Dejours Souffrance en France). Avec la crise de 2008, et une nouvelle augmentation du chômage, la question du travail n’a pas tout de suite disparu, et a même semblé connaître son apogée avec l’affirmation de la notion de « risques psychosociaux ». « Exception apparente à cette tendance contracyclique , mais exception peut-être provisoire. » On observe en effet, sur la période plus récente, un glissement vers la notion de « qualité de vie au travail », qui devient dominante dans le débat sur le travail au risque d’en occulter les dimensions critiques.

Plus précisément : depuis le début des années 2000, la problématique du « stress » a pris le dessus sur celle du harcèlement. La mise en avant de cette notion aurait notamment, selon l’économiste, permis de dépasser une approche purement individuelle, et de commencer à poser la question de l’organisation du travail. Dans cette même période, la problématique des risques psychosociaux a également émergé, même si elle reste limitée au stress et si la confusion était grande entre facteurs de risque et symptômes. Par exemple, dans le rapport Nasse – Légeron « sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail », publié en 2008, le stress est présenté comme étant « le premier risque psychosocial », aux côtés du harcèlement, du burn-out… Pour les auteurs, il fallait construire un indicateur unique pour mesurer ce stress sans modèle théorique a priori. « Mesurer avant d’expliquer », alors que selon Thomas Coutrot, en matière de risques psychosociaux, on ne sait pas quelles questions poser aux personnes si l’on n’a pas un ou des modèle(s) théorique(s) des liens entre travail et santé.

Après la crise de 2008, et la « mode des suicides » (selon l’expression de Didier Lombard, ancien PDG de France Télécom), le débat sur le travail a persisté et plusieurs initiatives ont vu le jour : le rapport Lachmann – Larose – Pénicaud, «  Bien-être et efficacité au travail – Dix propositions pour améliorer la santé psychologique au travail », le plan Darcos en 2011 contre les RPS, ou encore le rapport du collège d’expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux (rapport Gollac-Bodier « Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser »). Pour Thomas Coutrot, cette « apogée des RPS » résulte de la confluence de trois courants : la crise politico-médiatique, liée aux suicides chez France Télécom notamment, avec une cristallisation sur la catégorie « risques psychosociaux », les innovations jurisprudentielles et l’institutionnalisation de ces questions par les politiques publiques, et enfin la capitalisation de travaux scientifiques de longue haleine,.

mintravConsulter sur ce site le rapport Gollac-Bodier « Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser ».

http://gestes.net/publications/rapports/

 

En effet, le rapport Gollac-Bodier donne, pour la première fois, une définition précise de facteurs de risques, grâce à un travail « d’élucidation conceptuelle » et un « travail d’explicitation des fondements scientifiques » (s’inspirant de l’ergonomie, la psychologie, la sociologie, l’économie, ou encore la médecine…). Du côté de la jurisprudence : l’obligation de sécurité de résultat (arrêt amiante de la Cour de Cassation de 2002), ou encore l’arrêt sur le harcèlement moral managérial de la Cour de Cassation du 10 novembre 2009 (« peuvent caractériser un harcèlement moral les méthodes de gestion mises en œuvre par un supérieur hiérarchique dès lors qu’elles se manifestent pour un salarié déterminé par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet d’entraîner une dégradation des conditions de travail susceptibles de…»). L’économiste note un passage de l’approche individuelle et culpabilisatrice à une approche qui met en cause l’organisation de l’entreprise et des méthodes de gestion. En parallèle, des institutions de prévention (Anact, ARS…) multipliaient la production de brochures, ou de plans d’aides aux entreprises, sur ces questions.

Image_Danger travail« Il y a eu, de mon point de vue, une légitimation, dans le débat public, de catégories de facteurs de risque pour la santé qui n’étaient alors pas du tout reconnus institutionnellement et politiquement comme tels. » Le rapport Gollac-Bodier est désormais, selon l’économiste, une véritable « institution sociale », tous les rapports officiels, y compris ceux du patronat, se référant à cette catégorisation. Parmi les facteurs de risque, figurent les plus classiques comme les exigences du travail, les marges de manœuvre ou encore les rapports sociaux au travail, mais aussi les « exigences émotionnelles » et les « conflits éthiques » (parmi lesquels le rapport Gollac-Bodier cite le « travail empêché », les « conflits sur les conceptions de la qualité », etc.). Cette dernière catégorie a donc acquis une « légitimité politique », tout comme celle de l’insécurité socio-économique. « Un renversement de la situation assez inattendu », alors que la flexibilisation et la précarisation du travail étaient et demeurent encore considérés positivement comme outils pour les politiques d’emploi.

Thomas Coutrot a également évoqué le glissement des « risques psychosociaux » à la « qualité de vie au travail », dans la période très récente. Y a sans doute contribué la vive critique portée par une certaine approche clinique/scientifique du travail, avec Yves Clot notamment, contre la notion de « risques psychosociaux », assimilée à une politique « hygiéniste » qui empêcherait de construire une stratégie autour du travail bien fait, en se focalisant à l’excès sur la reconnaissance de la souffrance au travail. « Mais, poursuit Thomas Coutrot, associer comme le fait Yves Clot les risques psychosociaux à un despotisme compassionnel et à un hygiénisme gestionnaire, c’est, il me semble, louper la cible. C’est prendre le risque d’assimiler la catégorisation scientifique en termes de risques psychosociaux, qui possède une forte charge critique remontant à l’école « sociotechnique » scandinave des années 1960-70, aux politiques de gestion du stress déployées par les entreprises, qui effectivement sont des politiques d’hygiénisme gestionnaire,. Le problème est que cela renforce l’autre critique. » L’autre critique ? Celle que l’économiste qualifie de « travailliste », qui rassemble des représentants patronaux et syndicaux pour critiquer le « misérabilisme » qui serait véhiculé par l’approche en termes de « risques psychosociaux », excessivement négative et remettant en cause une conception du travail conçu avant tout comme positif et constructeur de la santé.

Dim Gestes_Image_AccordL’économiste a ensuite fait référence à l’accord interprofessionnel de 2013 sur la qualité de vie au travail, signé par trois syndicats représentatifs, et qui ne comporte « pas une seule mention des risques psychosociaux, mais est surtout centré sur la performance et la compétitivité. » Et fait la part belle à l’égalité professionnelle ou à la conciliation entre travail et vie familiale, des thèmes « parfaitement légitimes mais clairement moins conflictuels que la remise en cause de l’organisation du travail ».

 

Consulter ici le rapport dont il est question, disponible sur ce site également  : ANI – Accord interprofessionnel sur la qualité de vie au travail_19 juin 2013

 

Pour conclure, Thomas Coutrot remarque que le texte définissant les orientations du « Plan santé-travail 2015-2019 », rédigé et adopté à l’unanimité des partenaires sociaux représentés au Conseil d’orientation des conditions de travail, stipule lui aussi : « Plutôt qu’énumérer les risques du travail, le PST3 devrait promouvoir le travail en faisant en sorte que celui-ci soit un facteur de santé. » Pour l’économiste : « On retrouve cette idée qu’il faut positiver. » Les RPS n’y sont évoqués que très brièvement.

image_qualite de vie au travailLes approches en terme de « QVT » peuvent avoir leurs mérites, « le rôle du management par exemple n’étant pas négligeable, même à exigences de performances et à principes organisationnels donnés ». Cependant l’éclipse apparente des RPS interroge sur la possibilité de questionner l’organisation du travail, d’autant que « l’accord QVT rappelle que l’organisation du travail est de la seule responsabilité de l’employeur. Mais comment alors développer la question de la démocratie au travail , l’une des questions essentielles posées par les approches en termes de risques psychosociaux, dès leur invention par les chercheurs scandinaves des années 1960? »

Image_a-lireVoir le support de l’intervention :   http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/2448/files/2015/04/EST7_Coutrot.pdf

Voir les différents Rapports, à la Rubrique : http://gestes.net/publications/rapports/

A

Audio-diffusion : Ecoutez les interventions

Bandes sons de l’intervention de Thomas Coutrot.

Des échanges ont ensuite eu lieu sur l’intégration de l’ergonomie dans ces questions, les évaluations individuelles, ou encore sur les possibilités d’une démocratie dans un cadre de subordination.

 

Deuxième partie de matinée : Les risques psychosociaux : quelle approche pour quelle action ?

Image_MS 2014 Santé au travail_Intervention Philippe DAVEZIES_2015 04 10_1Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, (Université Claude Bernard Lyon I), a souhaité en préambule donner quelques explications sur la notion de stress dans le domaine de la biologie. Il a ainsi présenté une expérience de Jay Weiss (1971) réalisée sur trois rats. Deux sont branchés sur un circuit électrique commun et reçoivent des chocs, un troisième est dans la même position mais ne reçoit pas de chocs électrique. L’un des deux premiers a la possibilité, en faisant tourner une roue, de bloquer le circuit électrique et d’interrompre les chocs pour lui et son congénère. Au final, le rat deux rats reçoivent donc le même nombre de chocs. Pourtant, celui qui a pu rester dans une position active sort de l’expérience dans le même état que le rat « témoin » alors que celui qui a subi passivement la situation va présenter des lésions de stress et l’équivalent animal de la dépression. Sur la base de ce type d’expérience, la théorie biologique du stress considère que le stress n’est pas lié directement aux conditions objectives, mais à la capacité ou non de pouvoir agir sur la situation.

Dimgestes_Image_risques-psychosociaux-peur stress burn outDans le domaine du stress professionnel, le pouvoir d’agir est abordé en termes d’autonomie (possibilité de trouver dans le travail un espace d’expression personnelle et de développement) et de soutien social (Modèle de Karasek-Theorell). Chez l’homme, comme chez l’animal, la perte du pouvoir d’agir conduit aux pathologies du stress. Le maintient d’une position active face à l’adversité protège.

La question de l’autonomie et du pouvoir d’agir demanderait cependant à être précisée. Il faut, selon Philippe Davezies, abandonner l’idée d’un sujet libre et maître de son activité. Si l’activité était assujettie à la réflexion consciente, l’action serait infiniment trop lente. En réalité, l’action est déclenchée par des processus non conscients, à la rencontre entre les sollicitations de la situation et les dispositions à l’action incorporées au cours du parcours biographique. Les schèmes sensorimoteurs mobilisés produisent l’action et le sentiment de prendre la décision d’agir. La décision, l’idée, est un corrélat de l’action, elle n’en est pas la cause. D’autre part, les éléments de la situation qui conduisent à l’action et les savoirs-faire mobilisés ne sont que partiellement conscients. Certes, le sujet se voit agir mais, là encore, il n’a une conscience très partielle de son activité. En effet, le cerveau est une machine à focaliser l’attention sur ce qui résiste et ne fonctionne pas. Les informations qui indiquent que tout se passe conformément au modèle d’action projeté ne font pas l’objet d’un traitement. Ce qui relève d’un rapport harmonieux aux situations reste donc plus obscur, aux yeux du sujet, que ce qui se révèle inadapté…

« A ce stade, l’activité exprime une intelligence du corps qui ne laisse pas de place pour un sujet autonome. C’est dans le retour réflexif sur l’activité que se manifestent la subjectivité et la responsabilité : « Qu’ai-je fait ? ». Un « je » doit assumer la responsabilité d’un acte dont il n’est pas la cause. On se trouve alors à un niveau structurellement distinct de celui de l’activité, le niveau ouvert par le langage. Ce retour sur l’activité est de nature dialogique. Le langage impose d’envisager son activité du point de vue d’autrui. La mise en discussion et la confrontation au point de vue d’autrui permettent l’enrichissement et le développement de l’activité. Dans cette confrontation, le sujet se fait producteur de nouvelles normes qui, à la prochaine occasion, coloreront son activité. L’autonomie, le développement du pouvoir d’agir, la santé ont pour condition le retour réflexif et la discussion sur l’activité. Elles ne concernent pas l’individu isolé, elles impliquent une dynamique collective. A défaut, isolé, coupé des ressources collectives nécessaires à l’élaboration des enjeux et du sens de son activité, le salarié se trouve dans la position du rat sans pouvoir d’agir de l’expérience de Weiss. »

StressPour Philippe Davezies, ces considérations ont une importance particulière dans le contexte actuel. « L’intensification du travail impose à chacun de trier dans la masse des tâches qui se présentent, entre celles que l’on va pouvoir assurer et celles que l’on laissera pour demain, de trier parmi les critères d’évaluation du travail, ceux que l’on va pouvoir soutenir et ceux que l’on va devoir laisser tomber. Mais, alors que la pression sur le travail augmentait, on n’a pas vu se développer les dispositifs permettant d’arbitrer collectivement les dilemmes de l’activité. On a vu plutôt se réduire les espaces de discussion. Chacun doit donc trier sur la base de ses propres ressources, de sa sensibilité. Les critères communs définissant un bon travail tendent à s’estomper. L’intensification apparaît ainsi comme un puissant vecteur d’individualisation du rapport au travail. Cela contribue fortement à un déficit d’élaboration de l’expérience. »

Ce déficit serait particulièrement pénalisant dès que l’individu se retrouve pris dans un conflit, par exemple avec son encadrement. Faute d’espace collectif d’élaboration, il se trouve incapable de soutenir les normes de son activité. Il s’empare alors des discours pré-encodés circulant dans le milieu, par exemple les explications en termes de harcèlement moral. Le conflit de normes qui pouvait déboucher sur une remise en cause de l’organisation du travail est occulté au profit d’un conflit interpersonnel sans issue. Une telle situation est à l’origine d’un stress chronique et d’un état inflammatoire dont les effets sur l’hippocampe se traduisent par une dégradation de la mémoire épisodique (ou biographique). Plus la situation dure et moins les personnes sont capables de reprendre la main sur le conflit en revenant sur ce qui en est à l’origine. Le résultat est une tendance à la surgénéralisation qui engage le sujet dans une spirale dépressogène.

Philippe Davezies a ensuite précisé que s’il soutient les approches de la statistique publique (Dares) qui donnent des points de repère sur les évolutions générales du monde du travail et suit avec intérêt les résultats de l’épidémiologie. Il conteste l’efficacité des modèles épidémiologiques (Karasek/Siegrist) comme instruments d’action dans l’entreprise. En tant qu’instruments visant à produire des connaissances universalisables, ils imposent en effet un processus de décontextualisation et d’abstraction qui met en exergue des caractéristiques généralisables des situations de travail. Ainsi, le modèle de Karasek est un modèle de l’aliénation et celui de Siegrist un modèle du vécu d’exploitation. On retrouve donc les notions clefs de la critique sociale (des Manuscrits de 1844 au Capital). Cependant, les résultats ne diront rien des difficultés spécifiques des salariés concernés. Les représentants des salariés pourront avoir l’impression de voir leurs points de vue généraux confirmés, mais le fait de situer le débat d’emblée au niveau de la critique sociale s’avèrera rapidement comme une impasse pour l’action au sein de l’entreprise. En face, la direction aura beau jeu de montrer que l’on retrouve ailleurs des chiffres du même ordre et que l’enquête décrit en fait un état du monde qu’elle subit et déplore au même titre que les salariés…. D’après Philippe Davezies, les voies de l’action dans l’entreprise sont plutôt du côté de l’assistance à la reconstruction de la capacité des salariés à penser, débattre et agir.

 

La discussion a continué sur le « débat » entre objectivité et subjectivité des matériaux recueillis, les directions critiquant la seconde, ou encore sur le lean management. La proximité de la démarche avec la clinique de l’activité développée par Yves Clot a été soulignée.

Bibliographie indicative :

Image_a-lireProposée par Philippe Davezies :

 

Davezies P. L’individualisation du rapport au travail : un défi pour le syndicalisme. ETUI Policy Brief Politiques économiques, sociales et de l’emploi en Europe. 3. 2014. http://www.etui.org/fr/Publications2/Policy-Briefs/European-Economic-Employment-and-Social-Policy/L-individualisation-du-rapport-au-travail-un-defi-pour-le-syndicalisme

Davezies P. (2012), « Enjeux, difficultés et modalités de l’expression sur le travail : point de vue de la clinique médicale au travail », Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé, 14-2. http://pistes.revues.org/2566

Ou encore http://philippe.davezies.free.fr

A

Audio-diffusion : Ecoutez les interventions

Bandes sons de l’intervention de Philippe Davezies

Les intervenants :

  • Thomas Coutrot, économiste, responsable du département « Conditions de travail et santé » à la DARES, Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.
  •  Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, Université Claude Bernard Lyon I.

Renseignements et rappel du programme de ce cycle de séminaires :

Nous rappelons que, au cours de ces 18 mois (6 à 7 séances), de février 2014 à juillet 2015, ce cycle de séminaires se fixait pour objectif d’analyser les raisons historiques, sociales et méthodologiques de ce double cloisonnement – santé au travail versus santé publique, expertises institutionnelles versus expertises de terrain – et de chercher à quelles conditions et dans quelle mesure, ces distances pourraient être réduites. Il part de l’hypothèse qu’une réflexion menée par des chercheurs ayant la volonté de dépasser leurs frontières disciplinaires ou institutionnelles peut permettre d’ouvrir de nouvelles pistes dans le domaine de la production de connaissances pour l’action publique.

Responsables de ce cycle de séminaires :
Emilie Counil, EHESP/Paris 13
Emmanuel Henry, IRISSO, CNRS-Université Paris-Dauphine

  • 10 octobre 2014 : Du signalement de pathologies en entreprise à leur prévention. Quelles données pour quelle action ?
  • 12 décembre 2014 : Des formes concurrentes ou complémentaires de l’expertise ? Mobilisation et production de connaissances pour l’intervention
  • 13 février 2015 : Hiérarchiser les dangers. Conflits de normes dans le classement et la régulation des substances dangereuses
  • 10 avril 2015 : Le rôle de l’expertise dans l’émergence et la définition des problèmes de santé au travail. Les « risques psycho-sociaux »
  • 12 juin 2015 : Titre à confirmer autour du thème des troubles musculo-squelettiques

La présentation du Séminaire expertise santé travail_Henry&Counil_2014 à télécharger ici

 

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Cette manifestation scientifique est une lauréate 2014 des actions soutenues par le DIM GESTES

images_ile de france etoilesur financement du Conseil régional d’Ile-de-France.

Mise en ligne le 07 Mai 2015.

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