Lauréate 2012, Fanny Vincent soutient sa thèse le 9 décembre 2016…

à l’Université Paris-Dauphine. Lauréate de la première campagne d’appel à projet en 2012, Fanny Vincent est la seconde allocataire du programme DIM Gestes à soutenir sa thèse. Elle était accueillie à l’IRISSO (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales) et rattachée à l’école doctorale ED543, sous la direction de Dominique Méda.

Nous nous réjouissons que la région Île-de-France, par le programme du DIM Gestes ait pu contribuer aujourd’hui à cette soutenance. L’équipe scientifique et la coordination administrative du DIM Gestes tient à lui apporter tous ses encouragements.

Image_Fanny Vincent Soutenance de thèse 2016

Résumé : Cette thèse porte sur le développement du travail « en 12 heures » des infirmières et des aides-soignantes de l’hôpital public depuis une dizaine d’années. Elle l’envisage comme un dispositif révélateur des transformations de l’action publique et du travail. Permettant à la fois de dégager des économies pour les directions et de condenser le nombre de journées travaillées pour les soignants, ce mode d’organisation du temps de travail cristallise les enjeux actuels de l’institution hospitalière, entre rationalisation gestionnaire, intensification du travail et aspiration des soignants à se réapproprier une vie « à eux » en dehors de l’hôpital. Défini en 2002 comme une dérogation à la durée maximale du travail dans les cas où « les contraintes de continuité du service public l’exigent en permanence », la normalisation du recours au dispositif vient parallèlement nourrir un écart grandissant entre droit et pratiques. Alliant sociologie du travail, sociologie de l’action publique et sociologie du droit, la thèse se présente comme une ethnographie multi-située du travail en 12 heures, interrogeant les conditions d’émergence du dispositif et les appropriations/retraductions qu’en font les différents acteurs (réformateurs, intermédiaires du droit, soignants). La thèse montre ainsi que, à côté de l’idée d’une amélioration de la qualité du service et de l’épanouissement de soignants (qui y trouvent un équilibre entre travail et vie privée), le dispositif s’accommode de l’intensification du travail et fait le jeu de la rationalisation à l’œuvre à l’hôpital.  
Jury :
Paul Bouffartigue, Directeur de recherche au CNRS, LEST (rapporteur)
Nicky Le Feuvre, Professeure de sociologie à l’Université de Lausanne
Dominique Méda, Professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, IRISSO (directrice de thèse)
Jérôme Pélisse, Professeur de sociologie à Sciences Po Paris, CSO (rapporteur)
Frédéric Pierru, Chargé de recherche au CNRS, CERAPS

Consulter  : le portrait de  Fanny VINCENT mis en ligne le 19 mai 2014.

Mots clés : 12 heures, temps de travail, hôpital public, conditions de travail, action publique, articulation des temps sociaux
Thèse soutenue à l’Université Paris-Dauphine, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris.

Logos facebook twitter GestesFanny Vincent est une lauréate 2012, allocation doctorale, soutenue images_ile de france etoilepar le DIM GESTES

sur financement du Conseil régional d’Île-de-France.

Mise en ligne le Lundi 28 Novembre 2016.

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