“Le malheur au travail ” manager libéré? Vous faire votre opinion.

Image_le malheur au travail_2016_video 15 minutesBien loin des discours relayés par coachs et promoteurs de l’entreprise libérée, le témoignage d’un cadre qui a vécu la libération de son entreprise de 2009 à 2012. Vidéo en 15 minutes, postée le 16 mars 2016.

Chapitre N°1 – La terreur au travail. A voir en cliquant sur ce lien.

Ici, le témoignage d’un cadre ayant vécu de l’intérieur une expérience d’Entreprise Libérée. A vous de vous faire votre propre opinion.

 

Pour aller plus loin, et sans présager de ce que la vidéo ci-dessus aurait comme résonance chez chacun des lecteurs de cet article, nous couplons cette diffusion avec les principaux résultats de la dernière étude en provenance de l’Université de Stanford sur les modèles de management dans 200 start-up et les conséquences des changements de modèles est évoquée ci-dessous…

Quel est le meilleur modèle de management pour une nouvelle entreprise ?

Dans le cadre du Stanford Project on Emerging Companies, James Barron et Michael Hannan ont étudié près de 200 start-up californiennes sur une période de sept ans.

Ils ont constaté que la plupart de ces start-up utilisaient l’un des cinq modèles suivants :

  • modèle « ingénieur ». C’est le modèle dominant dans la Silicon Valley. D’après un dirigeant : « Nous sommes très motivés. Les employés ont énormément d’autonomie pour travailler sur des projets novateurs » ;
  • modèle « engagement ». D’après un dirigeant : « Je veux bâtir une entreprise que les employés ne quitteront qu’à leur retraite » ;
  • modèle « vedette ». D’après un dirigeant : « Nous recrutons uniquement les meilleurs. Nous les payons très bien et leur donnons les moyens dont ils ont besoin » ;
  • modèle « bureaucratique ». D’après un dirigeant : « Nous avons des procédures pour tout » ;
  • modèle « autocratique ». D’après un dirigeant : « Chez nous, vous faites votre travail … et vous êtes payé».

 

Quel est le meilleur modèle de management ?

L’étude montre que le modèle « vedette » et surtout le modèle «engagement » donnent les meilleurs résultats. Par exemple, les start-up qui utilisent le modèle « engagement » sont deux fois moins susceptibles de faire faillite que les start-up qui utilisent le modèle « ingénieur » (le plus courant dans la Silicon Valley …). A l’inverse, le modèle « autocratique » donne les pires résultats. Les entreprises qui utilisent ce modèle ont deux fois plus de chances de faire faillite que celles qui utilisent le modèle « ingénieur ».

 

Que se passe-t-il lorsqu’une start-up change de modèle de management ?

Les résultats sont particulièrement intéressants. En effet, ils montrent qu’un changement de modèle multiplie par 2,3 la probabilité de faire faillite … même lorsqu’on remplace un moins mauvais modèle par un meilleur … Les implications de l’étude sont limpides. Il faut choisir le « bon » modèle de management au moment où on fonde son entreprise. Par la suite, il faut éviter de le changer car cela déstabilise l’entreprise.

Source : Hannan, M., & Baron, J. (2002), Organizational blueprints for success in high-tech start-ups: Lessons from the Stanford Project on Emerging Companies, California Management Review, 44(3), 8-36.

 

 

Mis en ligne par le DIM Gestes, le Jeudi 5 Mai 2016.

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