Subir un comportement hostile au travail? Pour 22% des salariés…

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Une publication de DARES Analyses.

 

 

 

 

En 2010, d’après l’enquête “Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels”,

22 % des salariés déclarent que dans le cadre de leur travail, ils sont confrontés systématiquement

à un ou des comportements hostiles (enquête SUMER).

Ceux-ci peuvent prendre la forme de marques de mépris (plus souvent évoquées par les femmes), de dénis de reconnaissance du travail (davantage cités par les hommes) ou, plus rarement, d’atteintes dégradantes.

Ils émanent le plus souvent de personnes appartenant au collectif de travail (collègues ou hiérarchie). Les employés de commerce et de services, les fonctionnaires et agents à statut, les jeunes et les salariés étrangers ressortissants de pays hors de l’Union européenne se déclarent plus souvent touchés que la moyenne.

Les comportements hostiles apparaissent plus fréquents quand l’organisation du travail est marquée par des horaires atypiques ou par des dysfonctionnements, en particulier le manque de moyens pour effectuer correctement son travail et le manque d’autonomie. Les salariés concernés par ces comportements se déclarent plus souvent en mauvaise santé, ont davantage d’accidents du travail et sont plus souvent absents de leur travail que l’ensemble des salariés.

 

Sources et ressources :

AVT_Dares_9312DARES ANALYSES • Juin 2014 – N° 044

DARES ANALYSES et DARES INDICATEURS sont édités par le ministère du travail, de l’emploi et du dialogue social.
Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).
www.travail-emploi.gouv.fr (Rubrique Études, Recherches, Statistiques de la Dares).

Pour accéder à cette publication, cliquez sur le lien ci-dessous :

Subir un comportement hostile dans le cadre du travail 

 22 % des salariés indiquent faire face à des comportements hostiles sur leur lieu de travail

L’enquête Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels (Sumer) 2010 permet de décrire de nombreux aspects des conditions de travail des salariés du secteur privé et, en partie, du secteur public. Elle comporte un questionnaire auto-administré permettant notamment aux enquêtés d’indiquer s’ils vivent ou ont vécu par le passé, certaines « situations difficiles au travail ».

La question à laquelle ils répondent est formulée de la manière suivante : « vous arrive t-il de vivre au travail les situations difficiles décrites ci-dessous ? Une personne ou plusieurs personnes se comporte(nt) systématiquement avec vous de la façon suivante… ».

Neuf types de situations difficiles sont alors énoncées, reprises du questionnaire de Leymann, qui est le plus utilisé en la matière. Le salarié coche celles qu’il estime subir ou avoir subi.

L’objectif est de quantifier les comportements hostiles subis par les salariés sur leur lieu de travail et ayant un caractère systématique. Cette étude ne porte pas sur les situations que la loi qualifie de « harcèlement moral ». Elle fournit des indications sur l’évolution de la fréquence des déclarations de comportements hostiles entre 2003 et 2010, sur les catégories de salariés les plus touchées et sur les liens entre ces situations et les contraintes de l’organisation du travail.

 

 

 

Mise en ligne le 21 Juin 2014.

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